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Faire face à la demande de lait biologique

La production de lait biologique au Québec est passée de 13 à 44 millions de litres depuis 15 ans et les transformateurs estiment que le chiffre pourrait doubler d’ici 2023.

Le Bas-Saint-Laurent est l'une des régions qui comptent le plus de producteurs laitiers certifiés. Toutefois, on ne passe pas en mode bio sans difficulté. Il faut y consacrer du temps, de l’argent et beaucoup de motivation.

À l’île Verte, les propriétaires de la ferme Lizière ont décidé, il y a quelques années, de faire le saut. Il s’agit pour eux, d’une question de valeurs.

«C’est très bon pour l’environnement et tout est bien pensé avec le biologique pour le bien-être animal», affirme Alain Lemieux.

Il faut compter trois ans au minimum pour faire la transition vers le biologique. D’ici la fin de l’année, la production de lait de la ferme Lizière devrait être certifiée biologique.

«C’est certain qu’il y a beaucoup de fierté qui se dégage de ça. Là on est dans un genre de délais de préaccréditation pour le lait biologique. Depuis l’automne 2014, on n’utilise pas d’herbicide pour les cultures, ni d’engrais chimique», ajoute Alain Lemieux.

Le lait biologique reste un marché de niche, même au Bas-Saint-Laurent, où 32 producteurs sur 650 en produisent. Certains producteurs craignent que le passage au bio s'accompagne d'une baisse de production.

«Il y a des frais inhérents à ça. Une perte de rendement au niveau du lait et un peu plus de risques au niveau des champs», affirme Jean-Nil Fournier de la ferme Ronier.

Dans la région, cinq conseillers en lait biologique aident les producteurs à faire la transition vers le lait bio.

«Si quelqu’un a un intérêt à l’agriculture biologique, il y a plusieurs outils de disponibles», indique le vice-président du Syndicat des producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent, Bryan Denis.

Le lait biologique rapporte 22 $ de plus par hectolitre aux producteurs que le lait conventionnel.

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