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Le corps de Maïté Viens retrouvé

Pierre-Paul-Biron | Agence QMI

Le deuil des proches de Maïté Viens pourra enfin débuter. Sa dépouille a finalement été retrouvée après 24 jours d’angoisse et de travail acharné pour la localiser et la sortir des chutes Jean-Larose.

C’est un réel soupir de soulagement qu’ont poussé les équipes de recherches et les proches de la jeune femme de 21 ans lorsqu’elle a pu être localisée peu avant 17 h, mardi, dans le deuxième bassin des chutes Jean-Larose.

 

Après des recherches infructueuses dans les bassins 1 et 3, c’est en enlevant couche par couche la quinzaine de pieds de terre du dernier bassin à l’aide d’une mini-excavatrice et de pelles qu’on a repéré le corps. La persévérance et l’acharnement auront finalement eu raison des chutes.

«Lancy [la mère de Maïté] m’a appelé en après-midi un peu désespérée en me disant qu’il restait à peu près 20 sacs de sable à soulever. Je lui ai dit de persévérer. Tant que ce n’est pas fini, il y avait de l’espoir. Et elle m’a texté environ deux heures après pour me dire qu’ils l’avaient trouvée», a raconté Mario Deraspe, un ami de la famille plongeur qui a activement participé aux recherches et qui estime que l’histoire de Maïté aura marqué le Québec.

 

Dernière chance

Il a ajouté que s’il restait aussi peu de sable, c’est que cette journée de recherches ne représentait rien de moins qu’une dernière chance. «C’était le dernier recours. On commençait à croire qu’il lui avait poussé des ailes et qu’elle était montée directement au ciel. On est soulagé qu’ils puissent faire leur deuil, qu’ils puissent la ramener à la maison.»

 

C’est donc 24 jours après avoir perdu pied et trébuché tragiquement dans les chutes Jean-Larose que Maïté Viens aura été retrouvée. Le 21 mai dernier, la jeune femme originaire des Îles-de-la-Madeleine marchait le long de la rivière avec une amie lorsqu’elle a perdu pied. Le fort courant l’a immédiatement entraînée vers les trois chutes d’une hauteur respective de 11, 19 et 41 mètres.

Communauté mobilisée

Plusieurs curieux, résidents du secteur et proches de la famille ont défilé mardi devant le poste de commandement de la Sûreté du Québec, touchés par cette histoire qui se terminait enfin. À travers eux, deux bénévoles qui ont mis l’épaule à la roue au fil des recherches se disaient soulagés.

«J’ai mis six heures aujourd’hui à chercher plus bas de long de la rivière au cas où elle pourrait être là. On se sentait comme si c’était notre propre fille. Il fallait continuer», a confié Julie Côté, les épaules et les jambes écorchées par les recherches en forêt.

«Je venais chaque soir après le travail pour longer la rivière, a ajouté Claude Renaud, un autre bénévole. Les parents ne méritaient pas ça, on devait leur permettre de la ramener avec eux.»

- avec la collaboration de Nicolas Saillant

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