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Examens du ministère : fausses fuites sur les réseaux sociaux

TVA Nouvelles

Les nombreuses allégations de fuites sur les réseaux sociaux de corrigés d’examens du ministère ont suscité énormément d’inquiétude chez les étudiants du secondaire au cours des derniers jours.

Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, a toutefois nié que les réponses d’examens avaient fuité.

Mario Asselin, ex-directeur d’établissement scolaire et aujourd’hui chroniqueur en éducation, s’est prononcé sur ces importants examens en entrevue à l’émission Mario Dumont.

Quelle est la procédure afin de s’assurer de la confidentialité au niveau des examens du ministère?

«Les examens du ministère relèvent de la sanction des études. C’est une chasse gardée, un vase clos. Il y a des enseignants qui sont engagés pour préparer ces examens sur une base annuelle, parfois ça change», explique Mario Asselin.

Selon le spécialiste en éducation, ces examens suscitent beaucoup de tensions, beaucoup de confusion. «Les instructions données aux établissements scolaires ne sont toujours claires», précise-t-il.

Aucun représentant du ministère de l’Éducation ne se rend dans les écoles afin de s’assurer que la procédure de l’examen est bien comprise par le corps professoral et par la direction, ou afin de s’assurer de la confidentialité est respectée.

Les examens, ces documents ultraconfidentiels, sont remis quelques jours avant l’épreuve aux services pédagogiques des écoles.

Déluge sur les réseaux sociaux

Des milliers de messages, de captures d’écran et de photos ont circulé sur les réseaux sociaux en cette période d’examens. TVA Nouvelles a reçu des centaines de messages sur sa page Facebook de jeunes affirmant que les réponses aux examens circulaient sur le web.

Toutefois après vérification, plusieurs se sont rendu compte qu’il s’agissait de corrigés des années antérieures.

«Cette année, les élèves se sont fait un peu avoir, ils ont vu des trucs circuler, et il s’agissait d’examens de l’an dernier», confirme M. Asselin.

Le spécialiste en éducation juge toutefois que les commissions scolaires devraient mieux surveiller ce qui circule sur les réseaux sociaux, mais qu’ils en sont incapables.  

Les employés des commissions scolaires n’ont pas accès aux réseaux sociaux, puisqu’ils sont filtrés, inaccessibles du bureau.

«Les gens de l’intérieur n’ont pas accès théoriquement à YouTube, Facebook, ces réseaux-là, alors imaginez... On a un paquet de procédés pour être vigilants, mais les adultes ne sont pas capables d’aller sur les réseaux sociaux. Les commissions scolaires disent que c’est de la distraction, mais elles se privent d’un outil de surveillance  qui pourrait aider», juge M. Asselin.

Par ailleurs, ces faux corrigés qui circulent partout sur les réseaux sociaux, dont Snapchat, ajoutent à la confusion, et au stress chez les étudiants.

«Si les jeunes se fient uniquement sur ces fausses réponses qui circulent, et n’étudient pas l’ensemble de la matière, ils risquent en effet de trouver l’examen très difficile», conclut l’expert. 

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