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Des centaines d’emplois en aéronautique créés à Montréal

Philippe Orfali | Agence QMI

Trois entreprises québécoises ont annoncé la création ou la consolidation de pas moins de 730 emplois spécialisés dans la région de Montréal, mardi, au Jour 2 du Salon international de l’aéronautique et de l’espace de Paris.

La chaleur caniculaire qui s’abat sur Paris depuis plusieurs jours n’empêche pas les milliers d’entreprises présentes au salon du Bourget de brasser des affaires qui rapportent gros. C’est notamment le cas de CAE, chef de file en formation et simulations dans les domaines de l’aviation civile et de la défense.

L’entreprise basée dans l’arrondissement de Saint-Laurent, présente dans 35 pays, prévoit recruter quelque 330 personnes au Québec, et 700 dans le monde, au cours des prochaines années. Une situation qui découle notamment de l’annonce de la signature mardi d’une série de contrats pour des solutions de formation en aviation avec des sociétés aériennes de l’Inde et de l’Afrique, évalués à 85 millions $. Ces contrats couvrent la formation de pilotes de ligne et du personnel de cabine, le recrutement de personnel d’équipage, des programmes de formation de pilotes pour l’aviation d’affaires et la vente de quatre simulateurs de vol.

La filiale montréalaise de la française Zodiac Aerospace va quant à elle créer, ou maintenir, un total de 300 emplois dans la métropole. C’est la réalisation d’un projet d’acquisition d’équipement de production et d’automatisation qui servira à la fabrication de structures de cabines intérieures d’avions d’affaires qui explique l’annonce. Le projet, évalué à 21,3 millions $, a reçu une subvention de 5 millions du gouvernement du Québec.

Fabriquant des feuilles de placage de bois employés dans les intérieurs d’avions, F. List créera quant à elle 100 postes à Montréal, dans le cadre d’un projet de 8,6 millions, dont 1,2 million émane de la province.

«Entre 2016 et 2017, on a connu 50 % d’augmentation des investissements étrangers au Québec. [...] Ça fait combien de temps qu’on parle de la nécessité d’augmenter les investissements privés chez nous? Ce que je vois ici, c’est le reflet de cette réalité. Il y a un engouement sur lequel on doit tirer profit», a réagi, en entrevue au «Journal de Montréal», la ministre de l’Économie du Québec Dominique Anglade.

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