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EXCLUSIF | L’étau se resserre autour d’un important clan de la mafia

Félix Séguin | TVA Nouvelles

Un vendeur de drogue devenu délateur vient de faire relancer l’enquête pour les meurtres de deux hommes survenus en 2013 dans les Laurentides. L’étau se resserre autour d’un des clans mafieux les plus sanguinaires au Canada, celui de Salvatore Scoppa.

Selon nos informations, Salvatore Scoppa, figure de proue de la mafia montréalaise, est soupçonné d’en savoir beaucoup sur le double meurtre de Daniel Pierre et Mohamed Qazi Ali, deux hommes reliés au crime organisé.

Les deux hommes sont officiellement disparus à Blainville les 25 et 26 septembre 2013, mais la police croit qu’ils ont été éliminés par le crime organisé italien.

Leurs corps auraient été découpés en morceaux et les enquêteurs croient ne jamais être en mesure de les retrouver, mais ils savent maintenant qui a commis le crime et qui l’a commandité.

C’est pour cette raison que Scoppa et son entourage ont été visés par une série de perquisitions ces derniers mois. Le domicile du mafieux, dans le quartier Val des Brises à Laval, a d’ailleurs été visité par les enquêteurs le 17 janvier dernier.

 

Notre Bureau d’enquête a appris que ce n’est pas un hasard si la police a perquisitionné dans cette résidence de la couronne nord de Montréal.

C’est qu’un membre d’une organisation qui écoulait de la cocaïne pour le compte de l’organisation de Salvatore Scoppa a décidé de travailler pour la police.

Il craignait pour sa vie

Le délateur aurait été directement témoin du double meurtre de Pierre, 45 ans, et Qazi Ali, 30 ans.

Le jeune vendeur d’automobiles usagées (et narcotrafiquant) a commencé à s’affoler à la fin du mois de septembre 2016.

Il venait de se réfugier au Mexique avec sa conjointe, craignant pour sa vie parce que l’organisation de « Sal » Scoppa lui imputait la disparition de cinq kilos de cocaïne.

Une telle quantité de drogue, vendue au kilo, vaut 250 000$.

« Si les hommes de Salvatore avaient décidé de faire payer quelqu’un de sa vie pour la disparition de la coke. C’est évident qu’ils n’hésiteraient pas à le descendre », résume une source près de l’enquête.

C’est avec la peur au ventre que l’entourage du jeune vendeur de drogue en exil a décidé de passer un coup de fil à la Sûreté du Québec en affirmant que je jeune homme était prêt à « vendre » Scoppa, qui travaillait alors sous les ordres du parrain intérimaire de la mafia Montréalaise Stefano Sollecito.

Lorsque le couple est revenu au Québec, le 30 octobre 2016, des policiers lourdement armés de la Sûreté du Québec les attendaient à l’aéroport Montréal-Trudeau pour les conduire au quartier général de la SQ rue Parthenais.

Protégé en permanence

Mais en échange de la protection policière, le futur délateur a dû livrer aux enquêteurs bien plus que des évidences sur les talents de narcotrafiquant de Scoppa, qui voyage régulièrement au Pérou, en Italie et au Mexique.

Il est passé aux choses sérieuses at a confié à la police des secrets que peu de gens connaissaient sur le double meurtre.

Le témoin d’une des causes les plus importantes pour la Sûreté du Québec a maintenant changé d’identité et est gardé par le Service de protection des témoins de 24 heures sur 24, sept jours sur sept.

Aucune accusation ne pèse présentement contre Scoppa en lien avec cette histoire.

Le capitaine Guy Lapointe de la Sûreté du Québec s’est refusé à tout commentaire sur cette affaire.

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