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Le Canada doit suspendre l’entente sur les tiers pays sûrs

Agence QMI 

JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

Deux organismes, dont la section canadienne d’Amnistie internationale, demandent au gouvernement Trudeau de suspendre l’entente sur les tiers pays sûrs avec les États-Unis.

En vertu de cette entente, les demandeurs d’asile sont obligés de présenter leur demande dans le premier pays sûr où ils arrivent, à moins d’être visés par une exception. L’entente oblige les douaniers à refouler à la frontière tous réfugiés provenant des États-Unis qui cherchent à entrer légalement au pays pour faire une demande d’asile en bonne et due forme.

Pour Amnistie internationale et le Conseil canadien pour les réfugiés (CCR), cette entente doit être suspendue à cause de «nombreux manquements des systèmes américains d’asile et de détention liée à l’immigration sur le plan des normes juridiques internationales et canadiennes».

Dans un rapport de 52 pages, les organismes font état d’une détérioration des pratiques depuis l’entrée en fonction du président américain Donald Trump.

«Nous sommes indignés et déçus que le gouvernement canadien maintient que les États-Unis sont un partenaire fiable en ce qui concerne la protection des réfugiés», a dit Alex Neve, secrétaire général d’Amnesty International Canada, dans un communiqué.

«Ce n’était pas le cas avant l’entrée en fonction du président Trump et, de toute évidence, sa présidence se caractérise par un mépris absolu des droits et de la sécurité des réfugiés et migrants», a-t-il ajouté.

Le Conseil canadien pour les réfugiés croit que «l’entente incite des personnes désespérées à recourir à des mesures désespérées qui pourraient mettre leur sécurité et même leur vie en péril».

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