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Pas d’accusations contre les deux fêtards du vol Montréal-Athènes

Si deux passagers turbulents qui ont obligé un avion à rebrousser chemin en plein vol évitent des accusations criminelles, leurs frasques pourraient tout de même leur valoir une poursuite civile.

Mardi soir, les quelque 300 passagers d’un vol d’Air Transat en direction d’Athènes, en Grèce, ont vu l’avion dans lequel ils trouvaient faire demi-tour moins de 30 minutes après leur départ de Montréal.

Le commandant aurait alors averti au micro qu’il devait rebrousser chemin et atterrir à l’aéroport Montréal-Trudeau «en raison de passagers turbulents».

Des témoins ont en effet entendu des cris au fond de l’appareil. Les voyageurs bruyants semblaient être en état d’ébriété.

«Ils étaient turbulents et criaient, puis injuriaient les membres de l’équipage», a raconté à TVA Nouvelles un passager qui était à bord de l’avion.

Amusé

Après l’atterrissage forcé, les policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) sont entrés dans l’avion et ont interpellé deux individus. Des passagers ont capté en images le moment où ils ont été escortés hors de l’appareil.

Sur une des vidéos, on aperçoit un des individus qui semble visiblement amusé par la situation. Bras dans les airs, il souriait aux autres passagers. Un policier derrière lui l’enjoint à quitter l’appareil.

Le SPVM a confirmé mercredi soir qu’aucune accusation ne sera portée contre eux.

«Les individus ont été évincés, mais il n’y a eu aucune plainte, donc il n’y a pas d’accusations de déposées», a indiqué mercredi le porte-parole du SPVM, Raphaël Bergeron.

Enquête interne

Air Transat continue pour sa part son enquête interne, au terme de laquelle une poursuite civile pourrait être déposée afin de récupérer les dépenses supplémentaires encourues à la suite de cet événement.

«C’est une possibilité, mais nous devons attendre la fin de l’enquête», a indiqué la porte-parole d’Air Transat, Debbie Cabana.

L’enquête pourrait se poursuivre pendant plusieurs jours, voire des semaines.

D’ici là, les deux passagers fautifs ne peuvent pas voyager avec la compagnie aérienne Air Transat, a ajouté Mme Cabana.

- avec la collaboration de TVA Nouvelles

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