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«De plus belle»: entre sourire et gorge nouée

Isabelle Hontebeyrie | Agence QMI

Dans «De plus belle», Lucie (Florence Foresti) est en rémission d’un cancer du sein et tente de réapprendre à vivre. Elle vient de terminer ses traitements de chimio. En perruque, elle sort avec sa sœur, Marion (Olivia Bonamy), dans une boîte de nuit.

Mais elle se sent rapidement en décalage et ne pense qu’à rentrer chez elle retrouver sa fille, Hortense (Jeanne Astier). Clovis (Mathieu Kassovitz) l’aborde alors. Grand séducteur, il tente quelques manœuvres avec elle, sans succès.

Au grand dam de Lucie, Clovis ne la lâche pas et se met à lui faire la cour quelques jours plus tard. Or, sa rémission est loin de bien se passer, car Lucie a du mal à reprendre le cours «normal» de la vie. Elle fait des crises de panique et téléphone à son frère, Frédéric (Jonathan Cohen), qui est aussi son médecin traitant, en plein milieu de la nuit tant elle a peur de retomber malade. Mais ce n’est pas le seul problème familial auquel la protagoniste est confrontée. Sa mère, Yvonne (Josée Drevon), la rabroue sans cesse.

Par hasard, en allant s’acheter une nouvelle perruque afin de changer de tête, elle tombe sur la propriétaire de la boutique (Nicole Garcia), qui se révèle être une professeure de danse et se laisse convaincre de participer aux cours. Ce simple geste sera le début d’un changement radical pour Lucie puisqu’elle apprendra petit à petit à laisser libre cours à ses sentiments.

La prémisse de base de «De plus belle» ne manque pas d’intéresser, les interrogations d’une femme aux prises avec une maladie aussi ravageuse pour sa féminité qu’un cancer du sein étant explorées avec finesse et subtilité par la cinéaste et scénariste Anne-Gaëlle Daval, dont c’est d’ailleurs ici le premier long métrage. Parfaitement bien servie par Florence Foresti, la réalisatrice navigue avec doigté et pudeur entre les douleurs de la maladie et les joies inattendues de l’existence.

Si «De plus belle» n’évite pas toujours l’écueil des situations déjà vues ou des dialogues convenus, quelques beaux moments rendent ce film de 98 minutes suffisamment émouvant pour qu’on n’en regrette pas le visionnement.

Note: 3 sur 5