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Tension à la frontière entre pro et anti-immigration

Les groupes Storm Alliance et La Meute ont voulu passer un message aux immigrants illégaux qui arrivent des États-Unis en ce jour de fête du Canada, mais ils ont fait face à des manifestants pro-immigration.

Les groupes se sont fait face de 11 h à 13 h samedi sur le chemin Roxham, à Saint-Bernard-de-Lacolle, en Montérégie. Le lieu de la manifestation est symbolique: c’est à cet endroit que sont entrés des dizaines d’immigrants illégaux pour demander le statut de réfugiés.

Des policiers de la Sûreté du Québec et de la Gendarmerie royale du Canada ont été déployés sur place et faisaient un mur entre les deux groupes, afin d’éviter que la situation dégénère. Une certaine tension était palpable entre les groupes, qui regroupaient chacun une soixantaine de personnes.

«Déjà, au début de mars, les policiers de la GRC  et les gardes frontaliers se plaignaient qu’ils étaient débordés, que la façon d’agir n’avait aucun sens, souligne Jacques Gagné, portant un chandail du groupe La Meute. Ils se sont fait taire par leur code d’éthique, disant qu’ils n’avaient pas le droit de se prononcer là-dessus. Nos dirigeants doivent prendre leurs responsabilités à ce sujet-là.»

Le groupe Storm Alliance se décrit sur sa page Facebook comme une organisation non partisane sont l’«unique but est de protéger les droits du peuple» et «la défense de la Charte des Droits et Libertés Canadienne».

«Ce qui se passe ici, c’est illégal. [...] On veut qu’ils sécurisent les frontières, dit Dave, de la Storm Alliance. L’immigration légale, ce n’est pas vraiment un problème. C’est les gens qui s’infiltrent à travers ça le problème. C’est ça qu’on dénonce. On n’a aucun problème à aider les gens qui en ont besoin. Le Canada l’a toujours fait.»

Après l’annonce de leur manifestation, les gens de La Meute, un groupe qui dit entre autres combattre l’islam radical, ont annoncé leur présence à l’événement.

Des organisations qui se disent contre le racisme se sont donc organisées pour s’opposer à la première manifestation.

«On a décidé de se mobiliser pour s’opposer et pour  apporter un message d’ouverture autour des frontières et d’accueil aux réfugiés», explique Nicole Leblanc, qui prenait part  à la contre-manifestation.

D’autres rassemblements du genre devaient avoir lieu au Nouveau-Brunswick, en Ontario et au Manitoba.

À la fin du mois de février, plus de 200 migrants sont entrés au Canada à cet endroit en seulement deux jours.

Les migrants qui entrent au pays de cette façon sont arrêtés par la GRC, conduits au poste frontalier le plus près et fouillés. Ils peuvent ensuite faire leur demande pour obtenir un statut de réfugié.

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