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Il ne prend plus de médicaments

La course à pied a changé la vie d’un autiste de 19 ans

Andrée Martin | TVA Nouvelles

Un autiste de 19 ans de Saint-Augustin-de-Desmaures, en banlieue de Québec, a trouvé dans la course à pied une réelle source de motivation et de valorisation.

Jérémie Cantin a commencé à courir à l'âge de 14 ans. Les débuts ont été très difficiles. Ce sont ses parents qui l'ont incité à courir entre autres parce qu'il prenait beaucoup de médicaments pour minimiser les troubles associés à son autisme et aussi parce qu'il ne faisait aucune activité physique, donc il prenait du poids.

Jérémie a mis un an avant d'aimer la course à pied. «Au début, je n’aimais vraiment pas ça. Je courais juste 30 mètres et j'arrêtais parce que j'étais plus capable», a-t-il raconté.

Au bout de 12 mois, il a complété son premier 10 km. Puis en juin dernier, il a fait son premier marathon.

Il se lance maintenant un autre défi pour la fin de l'été: il veut courir son premier demi-marathon seul, sans accompagnateur, lui qui a toujours été aux côtés de ses parents ou d'amis pendant ses courses. Il compte réaliser son défi au marathon SSQ de Québec, le 27 août prochain, où ses parents l'attendront au fil d'arrivée.

Un nouvel élan

La course a changé la vie de Jérémie. Maintenant, il ne prend plus de médicaments et le sport le calme. Il est une source d'inspiration pour son entourage, surtout pour ses parents.

«Une fois, Jérémie m'a dit une phrase et ça m'a vraiment ému. On courait et il a dit: "papa, j'aime vraiment ça courir parce que quand je cours les gens me regardent et pensent que je suis normal". Pour un père, ça vient vraiment me chercher», a expliqué Jean-François Racine, le père de Jérémie.

Son fils est bien d'accord. «Ça, c'est vrai, quand je cours je me sens normal.»

La mère de Jérémie, Chantal Paquette, a renchéri: «Et c'est un petit pied de nez au médecin de Sainte-Justine qui nous avait dit que Jérémie ne serait jamais un athlète.»

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