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Encore des «boys club» au Québec?

TVA Nouvelles

Le texte partagé hier par Stéphanie Boulay, intitulé «Le boysclub», a fait énormément réagir sur internet, et les deux animateurs de LCN ce soir, Caroline Proulx et Jérôme Landry se sont sentis interpellés par l’utilisation du mot en lui-même.

Écoutez l’extrait complet de «LCN ce soir» ci-dessus

L’utilisation même de ce mot a irrité Jérôme Landry, qui aimerait qu’on le définisse.

«C’est quoi, ça, un "boys club"? Je perçois dans cette expression-là que c’est très, très péjoratif, et je ne veux pas trop nous victimiser, les hommes. Il y en a qui la mérite peut-être, cette expression. Mais je perçois ça comme une insulte. Ce n’est pas vrai que tous les gars sont des parfaits épais, des gros colons, des agresseurs sexuels!»

En ondes, Caroline Proulx a souligné que, selon elle, il existe encore bel et bien des «boys club» dans les milieux professionnels.

«Le milieu des médias est d’abord et avant tout un milieu de gars. Et dans les milieux industriels, il y a davantage de gars», estime-t-elle.

Un avis que ne partage pas son coanimateur.

«Des fois, je regarde la télé, et je me dis "Coup’donc? Est-ce qu’il y a encore des gars qui font de la télé?" Et c’est parfait qu’il y ait des femmes. Je suis complètement d’accord avec ça, modère-t-il. Mais on peut pas dire que dans notre domaine, et ça pourrait s’appliquer dans plein d’autres domaines, que c’est un "boys club".»

L’animatrice, qui roule sa bosse depuis des années dans les médias, a d’ailleurs un message aux cadres des entreprises.

«Les gars, faites attention quand vous dites aux filles "You’re one of the boys". Et les femmes, continuez à gérer comme des femmes. Ne devenez pas des hommes lorsque vous gravissez les échelons dans une entreprise.»

«Des marques indélébiles»

Le texte de Stéphanie Boulay en lui-même a aussi fait tiquer Jérôme Landry.

«J’ai eu l’impression que dans son billet, elle faisait un peu le procès des hommes en général, et ça, je l’ai pas avalé, pas du tout, lance-t-il. Ce n’est pas vrai que la majorité des hommes sont comme ça.»

«Des pas fins, dans la vie, il y en a, estime Mme Proulx. Des gars qui sont manipulateurs, des gars qui vont prendre des filles avec des cœurs sensibles, qui vont tout faire pour les rabaisser, les écraser, les éloigner de leurs cercles d’amies. Est-ce qu’il y en a beaucoup? Mon expérience à moi, c’est qu’il n’y en a pas des tonnes. Mais ceux qui passent dans nos vies, ils laissent des marques indélébiles sur nous, sur des filles comme Stéphanie Boulay.»

«Je pense que nous, les hommes, on a une responsabilité envers nos fils : leur montrer à respecter les femmes. C’est vrai que des gros épais et des gros colons, ça existe. Mais on doit montrer à nos fils à ne pas se comporter comme ça», conclut Jérôme Landry.

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