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Prochaine gouverneure générale

Julie Payette a déjà été accusée aux États-Unis

Boris Proulx

 - Journal de Montreal

L’ex-astronaute et prochaine gouverneure générale du Canada Julie Payette a déjà été arrêtée et accusée d’agression en 2011 alors qu’elle vivait au Maryland, aux États-Unis.

L’accusation criminelle a rapidement été abandonnée il y a près de six ans, a révélé le site canadien iPolitics, mardi.

Selon les documents de cour consultés en ligne, Mme Payette a été accusée d’avoir commis une agression au second degré le 24 novembre 2011 à Piney Point, Maryland, où se trouvait la maison qu’elle partageait avec son ex-mari William Flynn.

Ce crime est punissable d’une peine maximale de 10 ans de prison et 2500 $ d’amende.

Les procédures ont ensuite été abandonnées deux semaines plus tard par le procureur général de l’État, ce qui survient généralement lorsqu’il juge que les chances de condamnation sont trop minces ou que la victime retire sa plainte.

CAPTURE D'ÉCRAN

Cette affaire n’apparaît plus au dossier de cour de Mme Payette accessible au public, mais ses détails sont toujours affichés sur des sites spécialisés en recherche d’antécédents judiciaires.

Seule

Les documents de cour du Maryland indiquent un divorce en 2013 entre l’astronaute québécoise et son ex-mari William Flynn, 59 ans et père de son enfant de 14 ans.

Flynn est pilote d’essai chez Lockheed Martin, le fabricant du chasseur F-35. Il était auparavant un pilote de chasse pour l’armée canadienne, où il a entre autres participé à des missions de bombardement au Kosovo.

Ils ont acheté ensemble la demeure de Piney Point au Maryland. Mme Payette aurait vendu sa part à M. Flynn en avril 2016, selon le registre foncier.

Peu après l’annonce de la nomination de Julie Payette, le bureau de relation avec les médias du gouverneur général avait précisé au «Journal de Montréal» que Mme Payette était «seule, chef de famille, et a un fils de 14 ans» et a demandé des corrections aux médias qui la présentait comme en couple.

Trudeau refuse de commenter

De passage dans l'Est-du-Québec mardi, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a refusé de commenter ces révélations.

«Je peux réitérer à quel point je suis fier, nous sommes fiers et à quel point le pays est fier d'avoir quelqu'un d'aussi exceptionnel que Julie Payette pour nous représenter en tant que gouverneure générale, a-t-il déclaré en point de presse. C'est une personne qui représente le meilleur d'entre nous, qui représente ce qu'on peut accomplir si on a de la ténacité, de la force et surtout de l'intelligence.»

Le bureau du premier ministre a également refusé de préciser s’il était au courant de cette affaire avant de choisir Julie Payette à ce poste.

La Montréalaise de 53 ans a été proposée par Justin Trudeau à la reine Élisabeth II pour devenir sa prochaine représentante au Canada à partir de l’automne prochain.

Ce choix a suscité l’enthousiasme tant au gouvernement que dans les partis d’opposition.

- Avec Olivier Charbonneau

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