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Le gouvernement assouplit le décret pour la reconstruction

Vincent Larin | Journal de Montréal

Le gouvernement assouplit le décret qui établit la façon dont les maisons inondées le printemps dernier peuvent être reconstruites. Cette mesure est instaurée à la suite des consultations publiques où les citoyens affectés avaient exprimé leur mécontentement à ce propos.

C’est maintenant le coût de la reconstruction à neuf qui sera pris en compte plutôt que l’évaluation municipale pour décider si une maison pourra être reconstruite.

Auparavant, le gouvernement avait décidé que si les coûts de leur réparation représentaient plus de 50% de leur valeur foncière, elles ne pouvaient pas être rebâties.

 

Or cette situation créait des «iniquités» entre certaines propriétés plus luxueuses et d’autres plus modestes, a indiqué le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux en conférence de presse mercredi.

Groupe de maisons

Aussi, le gouvernement permettra aux municipalités de déposer une demande de dérogation pour des groupes de maisons dont certaines n’auraient pas pu être reconstruites autrement.

Cette modification devrait permettre d’éviter que des quartiers se dévitalisent alors que certaines maisons auraient pu être reconstruites et d’autres non.

De nombreux critères sont toutefois exigés pour obtenir cette dérogation.

Ces modifications font suite à une série de consultations publiques qui ont été tenues ce mois-ci afin de récolter l’avis des citoyens dans 15 régions affectées par les importantes inondations du printemps dernier.

Environ 2100 citoyens ont participé à ces rencontres, a indiqué le ministre Coiteux.

Plan de reconstruction

Le 22 juin dernier, le gouvernement avait présenté un plan qui établissait le processus de reconstruction pour les maisons situées dans les zones dites «de grand courant». Dans ces zones, les maisons ont environ 5 % de chance de subir des inondations chaque année, soit une fois tous les 20 ans.

Selon ce plan, les propriétaires de ces demeures devaient faire évaluer leurs maisons par des inspecteurs du ministère de la Sécurité publique avant d’entreprendre des travaux de reconstruction.

Si elles avaient été complètement détruites, qu’elles étaient dangereuses pour la santé ou encore si les coûts de leur réparation représentaient plus de 50 % de leur valeur foncière, elles ne pouvaient pas être rebâties.

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