/news/currentevents

«Pas la signature des motards ou du crime organisé»

TVA Nouvelles

Le double meurtre survenu lundi soir à Brossard, en Montérégie, a toutes les allures d’un règlement de compte, mais ne porte pas la signature des motards ou du crime organisé, estime Daniel Cléroux, analyste en enquêtes policières.

Les corps de deux jeunes hommes, de 21 et 23 ans, ont été trouvés dans le stationnement du Centre plein air, un secteur isolé, vraisemblablement abattus à bout portant.

L’analyste Daniel Cléroux était de passage à l’émission Le Québec Matin, sur LCN, ce mercredi.

Quel type de signature porte ce meurtre?

«À date on n’a pas de signature. Ce n’est pas la signature que les motards ont habituellement, ce n’est pas la signature que le crime organisé a. On se croirait vraiment dans un scénario hollywoodien Ça a l’air de quelque chose de quelque chose de complètement différent de ce à quoi on est habitués. Généralement le crime organisé fait un coup d’éclat ou cache les corps.»

Pourquoi auraient-ils été abattus?

«[Ils ont été trouvés à côté] d’un véhicule Lexus, qui est quand même un beau véhicule pour des jeunes de cet âge-là, et qui ne semble pas à leur nom. Je pense qu’ils n’ont pas rempli un contrat, ils ont fait un écart. Il y a beaucoup de drapeaux rouges qu’on lève pour dire "il y a quelque chose qui ne marche pas dans cette histoire-là".»

Les deux victimes n’avaient pas de dossier criminel mais les policiers les avaient à l’œil en raison de leurs mauvaises fréquentations.

«On les connaît, mais ça peut être juste des gens qui ont été enquêtés. Ils ont peut-être été vus avec des personnes qui sont signalées par la police. Ils peuvent avoir été identifiés lors de surveillance avec des gens mal intentionnés ou du crime organisé.»

Mais ce crime pourrait ne pas être relié au crime organisé.

«Si c’était quelque chose qui était déjà relié au crime organisé, on aurait déjà transféré le dossier à la Sûreté du Québec, parce que c’est eux qui s’occupent du crime organisé, des motards et de la mafia. C’est encore assez nébuleux.»

Les policiers ont rendu publics les noms de victimes, Kevin Paul, né en 1994, et de Mohamed Odeh, né en 1996. Ils espèrent ainsi faire avancer l’enquête?

«On vient de mettre de la chaleur sur des gens qui peuvent être dans l’entourage de ces jeunes-là, que ce soient des copains, des associés. S’il y a des gens d’associés avec eux, s’ils ne veulent pas être les prochains, ils vont peut-être participer à l’enquête de la police.»

Le double meurtre a eu lieu à Brossard, un territoire où ce genre d’événement ne survient pas souvent.

«Je ne pense pas que le territoire a à faire avec le meurtre. Ça a plus à faire avec deux personnes qui n’ont pas rempli le mandat qui leur était donné, j’en suis convaincu.»

Dans la même catégorie