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Bien former les moniteurs de camps de jour pour éviter les noyades

Les sauveteurs d'expérience certifiés considèrent qu'il est nécessaire d'avoir une formation adéquate pour la baignade en eau vive.

«Je ne me sentirais pas à l'aise d'amener des enfants dans une rivière que je ne connais pas! Surtout pas sans gilet de sauvetage, sans casque et sans spécialiste en baignade en eau vive», souligne la sauveteuse en chef au camp Le Saisonnier certifié par la Société de sauvetage du Québec.

Le camp Le Saisonnier reflète bien les particularités soulevées jeudi par la coroner Andrée Kronström. Les jeunes se baignent dans la piscine, mais également dans la rivière Jaune. Sur le site, les mesures de sécurité ont été augmentées.

«Les sauveteurs ont leur certification nationale. Puis on s'assure qu'elle soit à niveau chaque année. Lorsque les jeunes ont leur activité dans la rivière, ils doivent obligatoirement avoir un gilet de sauvetage, un casque de sécurité, des souliers d'eau fermés et ils sont accompagnés d'un spécialiste en eau vive», explique le directeur général du camp, Pierre Langevin.

Le sauveteur certifié en eau vive indique qu'il faut connaître sa rivière et même développer des repères, comme le niveau d'eau, avec des roches, pour savoir si l'activité est sécuritaire.

«Contrairement à une eau plate, une eau vive est constamment en action. Si une personne a un accident, elle dérive rapidement! Il faut connaître le point d'eau et avoir un plan d'action rapide», indique un sauveteur certifié en eau vive du camp Le Saisonnier.

La sécurité en piscine ne doit pas non plus être négligée. Les cas de noyades depuis le début de l'été rappellent l'importance d'être vigilant près d'une piscine ou d'un cours d'eau.

Au camp, la sauveteuse en chef impose des exercices de simulation près d'une fois par mois pour développer les plans d'action de son équipe.

Les normes de la Société de sauvetage du Québec obligent un ratio d'un sauveteur pour 50 baigneurs.

Le rapport de la coroner

Alors que deux adolescentes sont décédées en juillet 2015 à la suite d'une noyade à Saint-Raphaël, à Bellechasse, le rapport de la coroner déposé jeudi indique que l'accident aurait pu être évité.

Selon le rapport, l'animatrice n'avait pas une formation en eau vive. Elle avait obtenu sa certification Croix de bronze de la Société de sauvetage du Québec, qui développe des connaissances générales en sauvetage dans une piscine.

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