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Nouveaux cas de loyers insalubres dans Parc-Extension

Yves Poirier | TVA Nouvelles

Un an après la mort de Claudio di Giambattista, baptisé «le roi du taudis de Parc-Extension», la Ville de Montréal a dans sa mire une entreprise qui, selon les dires de certains locataires, mériterait à son tour d'hériter de ce titre peu envieux.

D'ailleurs, il y a quelques mois, la compagnie Raamco International Properties Canadian Ltd, qui possède plusieurs immeubles dans le secteur du boulevard l'Acadie, près de l'autoroute métropolitaine, dans Villeray-St-Michel-Parc-Extension, a été condamnée à verser 4500 dollars au locataire Aclin Jean en raison d'un problème de souris et de toilette.

Selon les locataires, des rats longent l’extérieur des immeubles sur le boulevard l’Acadie. Un tuyau d’égout pourrait également être brisé.

André Trépanier du Comité d'action de Parc-Extension explique que l’exaspération est partagée face à la vermine, le manque de réparations et l’attitude du propriétaire.

Dans la décision de la Régie du logement favorable au locataire Aclin Jean, on y apprend trois choses: soit que le représentant, accusé de harcèlement, a été engagé par le locateur pour mettre au pas les locataires et que ce n’est que poussé par les autorités municipales que le locateur a fait les travaux requis. Mais enfin, «il ne prend habituellement pas la peine d’aviser le locataire de ses visites pour lui reprocher ensuite de ne pas lui donner accès au logement. »

«Au lieu d'évacuer les locataires, pour l’urgente dératisation à faire et pour l’extermination des souris et coquerelles, ne serait-il pas souhaitable et prudent que cela soit fait par l'arrondissement (au frais du propriétaire) ou du moins que cela soit fait sous la supervision de l’arrondissement?», se demande André Trépanier.

En réaction, la Ville de Montréal n'a pas prévu évacuer d'urgence les locataires. «L'évacuation d'urgence, c'est le dernier recours. C'est le département de la santé publique qui peut nous faire cette recommandation et à ce moment-là, on le pouvoir d'agir», explique Mary Deros, maire suppléant de l'arrondissement.

«Je vous confirme que les inspecteurs de la Ville sont entrés dans les immeubles. Parallèlement, on vérifie avec notre service des travaux publics d'où proviennent les rats parce que ce n'est pas normal. Ensuite, nous allons prendre action avec le propriétaire pour qu'il fasse venir les exterminateurs.»

En 20 ans, il y a eu 27 interventions de notre part, a indiqué Mme Deros. Si les échéanciers ne sont pas respectés, il y aura des amendes.

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