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Le prolongement du réseau payé par le Fonds vert

DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QU

Le gouvernement Couillard a annoncé mardi le prolongement du réseau de distribution de gaz naturel dans la région de Portneuf, qui sera payé en partie par le Fonds vert.

«On va vers quelque chose qui est mieux que le diesel», a affirmé le ministre de l’Énergie Pierre Arcand lors d’une conférence de presse dans la municipalité de Saint-Marc-des-Carrières. «En ce sens-là, c’est sûr que le mot le dit: c’est naturel, c’est encore mieux que n’importe quoi», a-t-il ajouté.

La stratégie du gouvernement consiste à inciter les entreprises à délaisser le propane et le mazout au profit de ce carburant moins polluant. Il n’est donc pas illogique, dit M. Arcand, de financer cette filière des hydrocarbures avec un fonds destiné à protection de l‘environnement.

Récemment, M. Arcand a aussi dévoilé deux autres projets d’extension du réseau de Gaz Métro, l’un à Thetford Mines et l’autre en Beauce. Ils seront également commandités par le Fonds vert, mis en place pour lutter contre les changements climatiques.

Les entreprises qui souhaitent convertir leur machinerie ou leur chaudière au gaz naturel auront de la même façon droit à l’argent du fonds vert avec le programme Écoperformance. Malgré cela, le Fonds vert n'était pas mentionné dans le communiqué de presse publié par le gouvernement.

Pierre Arcand a aussi émis le souhait que le gaz naturel consommé au Québec «dans un avenir qui n’est pas lointain», soit renouvelable à 100 %. Gaz Métro n’a toutefois pas pu indiquer au «Journal de Québec» la proportion actuelle de combustible renouvelable qu’il distribue actuellement ni quelles sont ses cibles dans le futur, mais a souligné que l’usine de biométhanisation de Saint-Hyacinthe sera bientôt connectée à son réseau et l’approvisionnera en énergie renouvelable.

Gaz de schiste

Par ailleurs, Gaz Métro s’approvisionne en gaz non conventionnel qui nécessite de la fracturation hydraulique. «Les gens de Gaz Métro sont incapables de me dire d’où il vient le gaz naturel. Je ne suis pas en mesure de dire si c’est du gaz de schiste», a admis M. Arcand.

Québec estime que le prolongement du réseau de gaz naturel à Saint-Marc-des-Carrières va permettre une réduction de 1500 tonnes de GES annuellement, à condition qu’une trentaine d’entreprises et d’organismes de la municipalité se convertissent au gaz. Cette analyse repose uniquement «en isolant la combustion» du gaz naturel et du diesel par exemple. Elle ne comptabilise pas l’énergie nécessaire à la fracturation de puits.

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