/news/world

Une fillette décède un an après avoir avalé une pile au lithium

TVA Nouvelles

IMAGE D'ILLUSTRATION, AFP

Une fillette qui avait ingéré une pile au lithium en juillet 2016 est décédée la semaine dernière au domicile de ses parents à Pont-de-Chéruy, dans le sud-est de la France.

Le 11 juillet 2016, la petite Faustine, qui avait alors deux ans, s’est retrouvée en «détresse respiratoire».

Ses parents l’ont donc conduite aux urgences de l’hôpital le plus proche. Mais aucun médecin ne repère l’objet.

«On a été à l’hôpital Femme-Mère-Enfant de Bron où on lui a fait subir une radio. Le médecin nous a dit qu’elle avait une bronchite et que des séances de kinésithérapie suffiraient», a expliqué la mère de l’enfant, Laetitia Aberkane à Europe 1.

Deux jours plus tard, la petite fille est de retour à l’hôpital, car elle est de nouveau en détresse respiratoire.

Cette fois-là, une étudiante en médecine lui demande «si Faustine n’a pas avalé quelque chose».

Mme Aberkane a répondu que «non» et qu’une bronchite avait diagnostiqué quelques jours plus tôt.

C’est après une nouvelle radio que la pile bouton a été localisée. Les médecins ont donc décidé d’opérer l’enfant en urgence.

C’est que la pile au lithium qu’elle a avalé est très toxique et a déjà causé des dommages à son œsophage.

Cette opération ne sera malheureusement pas la dernière pour la fillette qui a subi près de 30 opérations durant la dernière année.

Les parents de Faustine estiment que les premiers médecins qui ont ausculté la petite fille sont responsables de ce qui lui est arrivé.

En effet, la pile au lithium était bien visible sur la première radio effectuée, rapporte le quotidien régional Le Dauphiné Libéré.

«Le médecin nous a dit qu’il avait cru que c’était son médaillon. Après, que l’erreur était due à l’engorgement des urgences», précise la mère de l’enfant.

Faustine est décédée quatre jours après sa sortie de l’hôpital, le 15 juillet.

«Vers minuit, elle s’est mise à cracher du sang. En 10 secondes, elle est morte dans mes bras.»

Pour le président du comité médical responsable du dossier, le décès de l’enfant n’est «pas clair» pour le moment.

Le professeur Olivier Claris admet cependant qu’il y a eu un «indiscutable» retard de diagnostic de 48 heures.

«Il n'y a maintenant que la justice qui pourra tirer des conclusions. L'autopsie pratiquée va répondre aux causes du décès», a-t-il dit.