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Le chemin Roxham, un passage toujours très fréquenté

Agence QMI et TVA Nouvelles

Les migrants fuyant les États-Unis ne passent pas par le poste frontalier de Saint-Bernard-de-Lacolle, en Montérégie, mais plutôt par le rang Roxham, un peu plus à l’ouest.

Ce phénomène a pris de l’ampleur cet hiver avec les réfugiés syriens se sentant menacés par la politique du président Trump. Le rang Roxham était devenu l’un des points de passage les plus importants au pays. Ce phénomène se confirme avec les Haïtiens.

Ce choix n’est pas anodin. «En passant par un poste-frontière régulier, les migrants se font refouler en vertu de l’entente de tiers pays sûr», explique Me Stéphane Handfield.

Cette entente dit que les demandeurs d’asile doivent présenter leur demande dans le premier pays sûr où ils arrivent, dans ce cas-ci, les États-Unis. Donc en arrivant au Canada, ils sont en effet refoulés.

Mais cette entente ne s’applique pas si le migrant est déjà au Canada, comme c’est le cas lorsqu’il passe par un passage irrégulier, comme le rang Roxham.

Toujours fréquenté

En moins d’une heure au poste d’accueil de fortune, TVA Nouvelles a pu constater l’arrivée d’une vingtaine de personnes. Une tente, des tables et des toilettes mobiles.

À leur arrivée, les agents de la GRC contrôlent leur identité. Ceux qui ne sont pas identifiés comme des menaces sont conduits à un poste frontalier officiel.

Une femme était d’ailleurs sur place pour distribuer quelques denrées aux migrants.

«Il est presque midi, ils doivent avoir faim. Je ne sais pas combien de temps ils vont attendre ici», souligne-t-elle.

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