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Conditions de liberté assouplies pour un pédophile

Jean Houle | TVA Nouvelles

Le pédophile Camil Girard qui avait agressé des enfants alors qu'il était président de l'Association des grands frères du Saguenay voit ses conditions de libération être assouplies.

La Commission des libérations conditionnelles juge que l'homme a fait des progrès. Jusqu'à tout récemment, Girard devait être à sa résidence à des heures fixes et signaler ses déplacements à son agent de surveillance.

La Commission est rassurée par sa décision d'emménager dans un nouveau logement, à une adresse confidentielle, et juge qu'il n'a plus à fournir ses déplacements.

Le pédophile avait été condamné à 10 ans de pénitencier pour avoir agressé sexuellement 5 enfants, alors qu'il était président fondateur de l'Association des Grands-Frères du Saguenay. Les crimes s'étaient échelonnés de 1982 à 1996.

Une fois cette peine purgée, Girard avait été piégé par une émission de télévision française, qui préparait un reportage sur la pédophilie. Les policiers avaient alors mis la main sur 7 millions de photos et de vidéos de pornographie impliquant des enfants et des bébés.

Aujourd'hui, la Commission estime qu'il a appris à mieux gérer ses comportements sexuels déviants et que le risque n'est pas inacceptable pour la société.

Girard doit toutefois toujours respecter une série de restrictions: il ne peut se trouver en présence de mineurs sans la présence d'un adulte, il ne doit pas se trouver à proximité d'écoles primaires ou secondaires, ou de parc ou piscines publiques où des enfants pourraient être et il ne peut posséder ou utiliser un ordinateur.

La commission l'a déjà décrit comme un égocentrique, sans trop de conscience sociale, «dont la déviance sexuelle est au centre de sa vie». L'organisme statue tout de même qu'il a suffisamment progressé pour obtenir un vote de confiance.

 

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