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Ernest Murray, un coaccusé de Nathalie Normandeau, plaide coupable

Nicolas Saillant | Agence QMI

Simon Clark/Agence QMI

Ernest Murray, l’un des coaccusés arrêtés au même moment que Nathalie Normandeau et Marc-Yvan Côté en mars 2016, a plaidé coupable vendredi matin à une seule accusation d’avoir conseillé une infraction non commise.

L’ancien responsable du bureau de comté du Parti québécois dans Charlevoix est ainsi le premier des sept coaccusés à reconnaître sa culpabilité. Dans le cadre de l’élection de décembre 2008, le Parti québécois avait de la difficulté à atteindre ses objectifs de financement et M. Murray avait alors approché Martin Lapointe, ingénieur chez la firme Roche.

Ce dernier, responsable du développement pour la firme, avait demandé des prête-noms à M. Murray. L’accusé en avait fourni trois. «Ça s’est arrêté là, ça n’a jamais été utilisé, mais les noms ont été fournis», a expliqué l’avocat de M. Murray, Mathieu Carignan.

Une fois Ernest Murray reconnu coupable sur ce chef, le DPCP a demandé un arrêt conditionnel des procédures sur les autres accusations plus graves de complot et de fraude.

L’accusé semblait détendu pendant la procédure et souriait abondamment. «Il faut comprendre que ça fait un an qu’on prétend que M. Murray a fait un complot, des fraudes qui sont importantes et aujourd’hui on recentre le débat sur ce qu’il a réellement fait», a expliqué Me Carignan.

L’avocat rappelle que son client a admis à la première occasion son crime, soit d’avoir fourni des prête-noms, et qu’il en avait aussi fait part à la commission Charbonneau. «C’est sûr que M. Murray est très heureux à ce niveau-là», a indiqué son avocat.

Débat sur la sentence

Les avocats ne se sont toutefois pas entendus sur une sentence commune si bien qu’un débat sur celle-ci aura lieu à la fin du mois. La Couronne demande une peine avec sursis avec une probation d’un an alors que le procureur de M. Murray souhaite une absolution conditionnelle.

Dans le cas d’une peine avec sursis, Ernest Murray aurait un casier judiciaire, ce qui n’est pas le cas si le juge tranche pour une absolution conditionnelle.

Dans le cas des autres accusés, le dossier reviendra le 30 août. L’ex-maire de Gaspé, François Roussy, qui se défend seul, indiquera au juge s’il souhaite un procès devant juge et jury ou devant juge seul comme le souhaitent Nathalie Normandeau et Marc-Yvan Côté notamment.

Si M. Roussy opte pour un procès devant juge et jury, il risque alors d’avoir un procès séparé des autres accusés.

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