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Près de 300 migrants attendus dans un centre d'Ahuntsic-Cartierville

Laurence Houde-Roy | Agence QMI

LAURENCE HOUDE-ROY / 24 HEURES

Près de 300 migrants haïtiens étaient attendus dimanche, en soirée, dans l’ancien édifice des Sœurs de la Providence d'Ahuntsic-Cartierville à Montréal, un nouveau centre d’hébergement pour les demandeurs d’asile en attente de leurs papiers d’accueil.

Tout comme au Stade olympique qui a ouvert ses portes à plusieurs centaines de migrants cette semaine dernière, les familles de réfugiés auront droit à un lit avec literie, un accès à une douche et trois repas par jour.

Le CIUSS du centre-ouest, qui a pour mission d’assurer l’accueil et l’hébergement des migrants qui arrivent par centaines quotidiennement à Montréal, précise que ce nouveau centre à Ahuntsic-Cartierville pourrait même offrir jusqu’à 450 lits si la demande se fait sentir.

«Les gens rentrent plus vite qu’ils ne sortent, précise Francine Dupuis, directrice générale du CIUSS centre-ouest. Depuis juillet, la demande est plus corsée. Normalement, les migrants restent quelques semaines, mais on commence à sentir qu’ils pourraient rester plus d’un mois, car les fonctionnaires provinciaux peinent à répondre à la demande et à leur fournir leurs papiers rapidement.»

Ce CIUSS collabore notamment avec la Croix-Rouge et le WMCA de Montréal.

Vague d'Haïtiens

Depuis le mois d’avril, ces vagues de migrants qui se retrouvent à Montréal en provenance des États-Unis ou d’Amérique latine contiennent une forte concentration d’Haïtiens.

«Il y a un peu un vent de panique, je ne sais pas pourquoi, avoue elle-même Marjorie Villefranche, directrice de la Maison d’Haïti à Montréal. Il suffit que quelques personnes se fassent expulser pour que le bruit commence à courir dans toute la communauté que leur permis ne sera pas renouvelé. Alors ils paniquent et cherchent à trouvent mieux ailleurs.»

La Maison d’Haïti a aidé entre 150 et 200 familles de migrants haïtiens depuis le mois d’avril à remplir leurs papiers administratifs et à se trouver un logement.

«La communauté doit comprendre que pour l’instant, il n’y a pas d’urgence. Il faut garder la tête froide et bien cibler leurs besoins par la suite, soit de se trouver un appartement, principalement», précise Mme Villefranche.

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