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Un deuxième refuge à Montréal accueille des migrants

TVA Nouvelles 

Un deuxième centre d’hébergement temporaire a ouvert ses portes dimanche à Montréal pour accueillir des demandeurs d’asile. Les premiers occupants sont arrivés par autobus dimanche soir.

Près de 300 migrants d’origine haïtienne étaient attendus à ce centre qui a une capacité d’accueil de 450 places. Cet édifice appartenait aux Sœurs de la Providence avant d’être racheté par la Ville de Montréal l’an dernier.

Tout comme au Stade olympique, qui a été transformé en refuge la semaine dernière, un lit, trois repas par jour et un accès à une douche sont offerts.

Sur 1000 places disponibles au stade, 800 sont occupées. Environ 2300 migrants demeurent à Montréal présentement. D'autres refuges potentiels sont évalués.

 

Le pic d’affluence de migrants allonge le temps d’attente pour obtenir un statut. Ces migrants pourraient donc demeurer dans un refuge pour plusieurs semaines. Toutefois, les autorités affirment prendre des mesures pour que ce séjour soit le plus court possible.

«Avoir 1000 personnes sur des lits de camp dans le Stade olympique peut donner lieu à des incidents. Le niveau d’insatisfaction des gens peut s’élever. C’est fait pour être temporaire et on ne veut pas que ces situations perdurent», dit Francine Dupuis, pdg adjointe du CIUSSS du Centre-Ouest.

Vers un record

 

«Ce n’est pas la première que l'on voit des immigrants qui arrivent à la frontière, affirme François Audet, directeur de l’Observatoire sur les crises et l’aide humanitaire. Bon an mal an, il y en a entre 2000 et 5000. Cette année, on pourrait atteindre 15 000, alors c’est certain que c’est un autre niveau. On pourrait établir un record de tous les temps.»

Depuis l’arrivée du président Donald Trump, les ressortissants d’un certain nombre de pays craignent d’être expulsés des États-Unis. François Audet estime que le gouvernement du Canada a envoyé le bon message au cours des derniers jours.

«Je pense que ce qu’il faut retenir, c’est qu’il ne faut pas nécessairement encourager les ressortissants à venir chez nous., dit-il. Il ne faut pas les décourager, mais il n’y a aucune garantie lorsque l’on traverse la frontière d’être accepté comme réfugié ici. Les individus doivent répondre à certains critères. Cela prend du temps.»

François Audet ne croit pas que la capacité d’absorption de la province soit menacée. Il rappelle que l’afflux de migrants est encore loin de ce qui a été vu dans des pays européens ces dernières années.

«Les chiffres ne sont pas démesurés, mais c’est une tendance qui doit être prise très sérieusement», conclut-il.

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