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Elle lutte pour avoir accès à un médicament

Charel Traversy

 - TVA Nouvelles

Une jeune mère de Trois-Rivières lutte pour avoir accès à un médicament au Québec.

Jessica Léonard, âgée de 25 ans, est atteinte d'hypertension artérielle pulmonaire qui se manifeste par une tension élevé dans ses artères et qui rend plus difficile la circulation du sang.

Comme le flux sanguin dans les poumons est diminué, le ventricule droit du cœur travaille davantage. Cet effort supplémentaire peut entraîner une insuffisance cardiaque. Si l'hypertension artérielle pulmonaire n'est pas prise en charge, la maladie peut s'avérer mortelle dans les deux-trois ans qui suivent.

En novembre dernier, Jessica a subi une opération à cœur ouvert. Enceinte de quelques semaines, elle a dû faire un choix déchirant. «Il a fallu que je me fasse avorter, parce que je ne pouvais pas garder l'enfant, a-t-elle confié. Les risques que je meure enceinte étaient élevés. Ni l'enfant et moi n’aurions survécus. La décision que nous avons prise c'est que je vive.»

Depuis l'opération, la condition de Jessica s'est légèrement améliorée. Elle s’essouffle moins rapidement et est capable de prendre son jeune garçon de deux ans.

Jessica ne sait pas combien de temps elle dispose et si son état de santé va se détériorer. Elle aimerait que le médicament Uptravi soit couvert par la Régie de l'assurance maladie du Québec, ce qui lui éviterait d'avoir recours au Caripul, un médicament dont le traitement est par voie intraveineuse 24h/24h.

«Je suis dans une zone grise. Je sais que je vais mourir de ça. Je me fais une sécurité pour plus tard. Si un jour, j'ai besoin de ce médicament-là», a-t-elle ajouté.

En octobre 2016, Institut national de l'excellence en santé et services sociaux (INESSS) a recommandé au ministre de la Santé de ne pas inscrire Uptravi sur la liste des médicaments pour le traitement de l'hypertension artérielle pulmonaire. On indique que le rapport entre son coût et son efficacité n'est pas acceptable.