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Encore beaucoup d’obstacles à l’inclusion, révèle un sondage

Agence QMI

Plus de la moitié (54 %) des membres de la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle et transgenre (LGBT) refusent de «sortir du placard» par crainte d’être rejetés par leurs collègues de travail.

C’est notamment ce que révèle le sondage mené par la Fondation Jasmin Roy «Réalités LGBT», publié mercredi.

«Les résultats de ce sondage seront utilisés pour nourrir la réflexion d'organismes et des différents paliers de gouvernement en vue d'établir des plans d'action visant à mieux répondre aux besoins des jeunes de cette communauté [...]», a expliqué Jasmin Roy, fondateur de la fondation du même nom.

Dans une proportion un peu moins importante, 45 % des jeunes sont inquiets de révéler leur orientation sexuelle ou leur identité de genre auprès de leurs collègues de classe, également parce qu’ils craignent leur réaction.

Chez les jeunes de 15-24 ans, «le processus de questionnement sur l'identité de genre et l'orientation sexuelle semble commencer plus tôt et mener aujourd'hui plus rapidement à une acceptation et à un dévoilement», précise cependant le sondage.

Plus difficile

Le fait d’avoir une orientation sexuelle ou une identité de genre minoritaires semble amener son lot de difficultés d’ordre psychosocial. Selon le sondage, 81 % des LGBT sondés disent avoir ressenti ou ressentir des sentiments de désarroi, de solitude, d'isolement ou de découragement liés à leur orientation sexuelle ou à leur identité de genre.

De plus, trois répondants sur quatre disent avoir déjà été victimes d'intimidation, de menaces ou de commentaires blessants ou désobligeants.

«Ce sont des chiffres très inquiétants qui prouvent que les communautés LGBT sont toujours des cibles d'intimidation dans les milieux scolaires et de travail. Ils démontrent également qu'il existe bel et bien de la discrimination au sein même de ces groupes,» a indiqué M. Roy.

Justement, 58 % des sondés LGBT ont l'impression que les ressources disponibles pour avoir du soutien et de l'aide sont insuffisantes.

En mai dernier, le gouvernement du Québec avait dévoilé son Plan d’action gouvernemental de lutte contre l’homophobie et la transphobie, qui prévoit 10 millions $ sur cinq ans.

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