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La Meute manifeste après des heures de confinement

Les manifestants de La Meute n’ont pu commencer leur marche contre l'immigration illégale qu’en fin d'après-midi à Québec, après quatre heures de confinement.

La manifestation s’est déroulée dans le calme sous escorte policière. Quelques minutes plus tôt, les contre-manifestants antiracistes ont été dispersés par la police qui considérait leur regroupement illégal.

 

C'est le Service de police de la Ville de Québec qui a décidé de l'itinéraire de la marche de La Meute, selon Sylvain Brouillette, un membre du groupe de droite. Celui-ci s'est félicité d'une étroite collaboration avec les autorités.

Certains manifestants anti-immigration étaient arrivés dès 12h30 afin de prendre la rue à 14h. Sous les conseils de la police, ils ont toutefois préféré retarder leur mouvement.

Après avoir été confinés pendant plusieurs heures dans le stationnement du Complexe G, les manifestants de La Meute ont été conduits dans un lieu climatisé vers 16h.

 

Des troupes motivées

Selon M. Brouillette, environ 600 personnes associées à La Meute ont participé à la manifestation. «Les troupes sont très motivées», a-t-il mentionné.

«Nous sommes ici pour que les gouvernements mettent leurs culottes et appliquent les lois en vigueur», a-t-il précisé.

 

Contre-manifestation illégale

À 14h15, la manifestation pro-immigration a été déclarée illégale par le Service de police de la Ville de Québec qui a donné l’ordre aux manifestants de quitter les lieux.

Le militant Jaggi Singh, qui était à la tête du groupe, a été arrêté, sous les bruyantes protestations de ses pairs.

Peu avant 16h, le SPVQ avait déclaré illégal un autre rassemblement de 200 à 300 personnes qui patientaient toujours pour la sortie de La Meute, faisant valoir que des actes de vandalisme ont été commis.

 

Affrontements entre manifestants et policiers

Plusieurs actes de violence ont été commis au sein de regroupements antifascistes qui se sont divisés sur la colline parlementaire.

Un homme apparemment sympathique au discours de La Meute a subi d'importantes blessures et saignait abondamment de la tête après avoir été poussé contre un luminaire au coin de la rue Saint-Louis et de l'avenue Honoré-Mercier.

Des projectiles et des pétards ont été lancés vers les policiers par un petit groupe de contre-manifestants devenus incontrôlables. Certains pétards auraient touché des touristes et des membres des médias, qui se trouvaient au milieu de la foule.

Sur la Grande-Allée, un petit groupe de contre-manifestants a mis le feu à une poubelle avant de la diriger vers des policiers.

En soirée, dans un bilan transmis aux médias, la police de Québec a souligné qu’«un groupe de manifestants hostiles et masqués aient commis des actes de violence, de vandalisme et plusieurs infractions criminelles [au cours de la contre-manifestation déclarée illégale]». «Pour le moment, nous dénombrons une arrestation et trois policiers incommodés par un irritant chimique projeté par les manifestants.»

«Nous avons des images, des vidéos et du renseignement quant aux individus qui ont participé activement à cette manifestation illégale, a ajouté la police. Une enquête est en cours et des arrestations sont à prévoir.»

Les contre-manifestants avaient débuté dans le calme

C’est dans le calme que des centaines de contre-manifestants s’étaient réunis à la place D’Youville avant de se diriger vers le Complexe G, où tout a basculé.

Dès 13h, plusieurs familles, citoyens et représentants de la Ligue anti-fasciste anti-raciste Québec affichaient leurs pancartes et slogans: «Pas de raciste dans mon Québec», «Compassion sans frontières», «Québec sans peur et sans haine», pour ne nommer que ceux-là.

Des militants de Québec solidaire, Option nationale et d’Amnistie internationale faisaient notamment partie des contre-manifestants. Le député de Louis-Hébert, Joël Lightbound, était aussi présent «pour l’inclusion, l’accueil et la tolérance». «Nous voulons envoyer un message positif, pour dire que nous avons une tradition d’accueil. À moins d’être autochtones, nous sommes tous des immigrants», a-t-il indiqué.

Un groupe de citoyens vêtu de noir et portant des foulards – dont certains auront plus tard servi de masques– étaient aussi présents pour se faire entendre, sans toutefois vouloir s’identifier. Signe que certains s’attendaient à des affrontements, une poignée d’entre eux portaient une croix rouge sur le bras, indiquant qu’ils étaient équipés pour soigner leurs éventuels camarades blessés.

C’est un peu avant 15h, escortés par les policiers, que les contre-manifestants se sont dirigés vers la fontaine de Tourny. Puis, devant l’absence d’indications claires et d’organisateurs visibles, près de la moitié du groupe a rebroussé chemin, alors que quelques centaines de contre-manifestants ont décidé d’aller à la rencontre des militants de La Meute, où la situation a dégénéré.

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