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Uber a maintenant versé 7,4 millions $ à Québec

Pascal Dugas Bourdon

 - Agence QMI

Uber a versé en redevances 7,4 millions $ au gouvernement du Québec depuis le début en octobre dernier du projet-pilote lui permettant d’offrir ses services selon certaines règles.

Le montant des redevances a été obtenu par l’Agence QMI grâce à la loi d’accès à l’information.

Le dernier chèque signé par Uber, daté du 4 août pour les trois mois précédents, était de 2,4 millions $, soit légèrement plus qu’au cours des trimestres précédents.

L’industrie du taxi est toujours inquiète des répercussions d’Uber sur ses affaires, mais n’est pas non plus surprise par l’espace que la multinationale occupe sur le marché.

«Ce qu’on avait calculé, c’est 20 à 25 % de courses en moins pour les chauffeurs de taxi», a indiqué Guy Chevrette, porte-parole pour le Comité de concertation et de développement de l’industrie du taxi.

«S’il y a 1000 [conducteurs d’Uber] qui travaillent en même temps, ça ne me surprend pas», a-t-il ajouté.

«Extra-exorbitant»

Comme le montant redonné à Québec en vertu du projet pilote varie entre 0,97 $ et 1,33 $ par course, on peut estimer que le nombre de trajets complétés mensuellement par des chauffeurs d’Uber varie entre 580 000 et 800 000.

Pour M. Chevrette, il s’agit «d’un nombre de courses extra-exorbitant» qui ont des impacts réels sur le gagne-pain des chauffeurs de taxi.

«On s’en rend compte sur le terrain, parce qu’au lieu de faire 9 à 10 heures par jour pour gagner leur vie, les chauffeurs doivent faire 12-13 heures», a-t-il indiqué.

Au bureau du ministre des Transports, Laurent Lessard, on a indiqué ne pas avoir d’objectif sur les redevances versées par Uber et suivre l’évolution du projet-pilote.

Ce dernier doit prendre fin le 14 octobre 2017.

Le projet de loi sur Uber, qui allait donner naissance au projet-pilote, avait été adopté dans la controverse en juin 2016 à la suite d’un bâillon imposé par le gouvernement.

L’industrie du taxi soutient toujours que la situation d’Uber n’est pas équitable, puisque ses chauffeurs n’ont pas besoin de permis de taxi pour travailler.

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