/news/politics

Énergie Est: les éventuels déversements de pétrole seront étudiés

L’Office national de l’énergie (ONE) a annoncé, mercredi, que le comité d’audience des projets Énergie Est et Réseau principal Est étudiera l’enjeu d’éventuels déversements de pétrole.

L’Office, qui a dévoilé mercredi la liste des sujets qui seront passés au peigne fin pendant l’évaluation de deux projets de pipeline de TransCanada, a indiqué par communiqué que «le public est intéressé à mieux comprendre les risques associés aux accidents ou défaillances possibles du réseau pouvant mener, par exemple, à un déversement de pétrole dans l'environnement». L’examen des projets traitera donc en grande partie de ces questions.

Près de 820 commentaires ont été reçus au cours de consultations menées ces derniers mois, ce qui a permis d’élaborer la liste de sujets qui seront étudiés.

Entre autres, l’ONE examinera les questions touchant aux «émissions de gaz à effet de serre (GES) en amont et en aval afin de déterminer si ces projets sont dans l'intérêt public. La participation autochtone durant toutes les étapes de ces deux projets, les aspects socioéconomiques et fonciers, les impacts sur les municipalités et les effets environnementaux cumulatifs sont aussi dans la mire de l’organisme.

Greenpeace Canada a souligné la prise de position de l’Office. «L'ONÉ propose quelques changements potentiellement intéressants, dont l’évaluation des émissions de GES liés à la production et la combustion du pétrole qui circulerait dans le pipeline en plus de considérer les lois et politiques climatiques, mais il n’y aucune information quant à comment cela serait fait», a remarqué l’organisme environnemental.

Même son de cloche du côté du Centre québécois du droit de l’environnement, qui s’est dit «satisfait de l’inclusion des gaz à effet de serre (GES) dans l’évaluation du controversé projet Énergie Est».

Rappelons que le pipeline Énergie Est transporterait, chaque jour, 1,1 million de barils de pétrole brut de l’Alberta ou de la Saskatchewan à destination de raffineries située dans l’Est du Canada et d’un terminal portuaire au Nouveau-Brunswick, sur une distance de 4500 kilomètres.

Pour ce qui est du Réseau principal Est, il vise à construire un nouveau gazoduc de quelque 279 kilomètres ainsi que des installations connexes, allant approximativement de Markham, près de Toronto, jusqu'à Brouseville, en Ontario.