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Touriste français tué en Gaspésie: un homme de 23 ans accusé

Sophie Côté et Dominique Lelièvre | Agence QMI

Un homme de 23 ans a été accusé d’usage négligent d’une arme à feu, mercredi, en lien avec la mort d’un touriste français, qui aurait péri la veille après avoir été atteint par un projectile d’arme à feu en pleine forêt à Saint-André-de-Restigouche, en Gaspésie.

L’accusation est tombée lors de la comparution à Carleton-sur-Mer de Jérémie-Viktor Lagacé, le principal suspect dans cette affaire.

«L’homme qui était considéré comme un témoin important et qui a été interrogé par les enquêteurs est devenu le principal suspect», avait d’abord confirmé en début d’après-midi Claude Doiron, de la Sûreté du Québec (SQ).

Au lendemain du drame, la SQ a confirmé que la victime était Fabrice Durand, un Français de 23 ans.

Cruauté animale

Selon les informations recueillies par Le Journal, le suspect, un homme de Matapédia – municipalité située à quelques kilomètres des lieux du crime –, a été déclaré coupable, en 2014, d’avoir tué ou blessé un animal, d’avoir proféré des menaces et d’intrusion de nuit.

L’homme avait alors fait les manchettes pour avoir tué un chien.

«Ce garçon-là avait des problèmes [psychologiques]. On est chavirés, a mentionné un proche qui a préféré ne pas être identifié. Il n’était pas supposé avoir d’arme à feu», a-t-il ajouté, soulignant que le suspect, qui vient «d’une bonne famille», a une conjointe et est père de deux enfants.

Rappel des événements Le drame s’est produit mardi après-midi dans le sentier des chutes à Picot, un endroit très prisé par les touristes à Saint-André-de-Restigouche, un village de quelque 150 habitants.

Un Français âgé «dans la jeune vingtaine» en voyage au Québec, accompagné de sa conjointe, a péri de façon tragique vers 14h30, quand il aurait été atteint mortellement par un projectile d’arme à feu.

«Une détonation s’est fait entendre et à ce moment, l’homme du couple s’est affaissé au sol. Son décès a été constaté sur place. On ne sait pas encore qu’est-ce qu’il l’a atteint», a affirmé Claude Doiron, qui ne pouvait indiquer si une arme à feu était bel et bien en cause.

«Une autopsie est à venir sur le corps de la victime», a précisé M. Doiron.

La conjointe de la victime, pour sa part, n’a pas été blessée, mais a subi un choc nerveux. Individu interrogé Après le drame mardi après-midi, des policiers ont rapidement localisé un individu qui circulait dans le secteur boisé. «Il a été interrogé dans la nuit par les policiers et est considéré comme un témoin important», soulignait le porte-parole de la SQ en matinée.

L’endroit où les événements ont eu lieu est situé à environ quatre kilomètres du village de Saint-André-de-Restigouche, tout près de la route du Petit-Rang.

Un périmètre de sécurité a été érigé autour de la scène de crime et des policiers ont passé une partie de la nuit sur les lieux. Le porte-parole de la SQ n’était pas en mesure de préciser si une arme avait été retrouvée.

Commotion dans le village

«C’est le seul attrait touristique qu’on a [le sentier pédestre menant aux chutes à Picot]. Qu’il arrive quelque chose de même, c’est terrible», a mentionné au Journal Véronique Pelletier, secrétaire à la municipalité qui travaille aussi au magasin général. Cette dernière avance que certains actes de vandalisme ont été posés depuis l’an dernier dans le secteur où les événements ont eu lieu.

«Y a des balles tirées un peu partout, ils [les malfaiteurs] brisent les panneaux et le site... L’année dernière, y a eu des pneus de quatre-roues de touristes qui étaient aux chutes à Picot qui ont été percés aussi. Du vandalisme, des choses de même, c’est pas nouveau. Y en a eu un peu cette année aussi», a-t-elle affirmé.

À la SQ, on soutient ne pas être au courant d'une problématique particulière quant à du vandalisme dans le secteur. «Cet endroit-là n’est pas un endroit plus problématique qu’ailleurs au Québec», a soutenu Claude Doiron, interrogé sur la question.

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