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«C'est moi le boss», affirme Céline Dion

Marc-André Lemieux | Agence QMI 

En grande forme, Céline Dion a mis les choses au clair hier à Montréal : elle mène sa carrière comme elle l’entend. La personne qui tient les commandes, c’est elle. Et personne d’autre.

Voyez dans la vidéo ci-dessus les moments forts du lancement de mercredi.

En conférence de presse au magasin Browns du centre-ville pour lancer sa nouvelle collection de sacs à main et d’accessoires, la chanteuse de 49 ans a révélé qu’elle se sentait libre et investie d’une «force nouvelle», après avoir traversé plusieurs épreuves difficiles au cours des dernières années.

«Avant, on me disait beaucoup quoi faire, a révélé la star. René était super protecteur. Il m’entourait des bonnes personnes. Je participais aux décisions, mais je n’avais pas grand-chose à faire parce que tout était déjà fait. Maintenant, que ce soit à propos des spectacles, des disques, des sacs à main ou des enfants, c’est moi le boss.»

Céline Dion sait que plusieurs choses ont été dites à son sujet depuis le décès de René Angélil en janvier 2016. Son look plus éclaté fait couler beaucoup d’encre. Sur scène, elle se laisse aller davantage, allant même jusqu’à offrir un numéro de danse sensuelle durant sa récente tournée en France. Face aux médias, celle qui n’a plus de gérant depuis le départ d’Aldo Giampaolo en avril a indiqué qu’elle pouvait être elle-même et prendre davantage de risques.

«J’ai des projets, j’ai une vision, je veux créer. Je peux étendre mes ailes.»

À la maison

Bien qu’elle habite au Nevada depuis bientôt 15 ans, Céline Dion continue de décrire le Québec comme «sa maison». L’interprète de «My Heart Will Go On» s’est d’ailleurs dite heureuse de retrouver «la verdure» québécoise.

«Je suis super contente de voir ma mère», a-t-elle ajouté avant d’annoncer qu’elle s’apprêtait à repartir pour Las Vegas pour poursuivre sa résidence au Caesars Palace et pour continuer à enregistrer son prochain disque en anglais, lequel devrait sortir en 2018.

Évitant de répondre directement aux questions plus personnelles, la diva de Charlemagne a néanmoins indiqué qu’elle avait beaucoup de plaisir, notamment avec Eddy et Nelson, ses jumeaux de six ans. Elle a raconté qu’ils avaient tellement aimé «La forteresse suspendue», un Conte pour tous québécois sorti en 2001, qu’elle leur avait fait construire leur propre forteresse miniature, histoire qu’ils puissent profiter du beau temps, chose quasi impensable à Las Vegas compte tenu du thermostat qui grimpe toujours beaucoup trop haut.

«C’est difficile de trouver des activités pour qu’ils soient actifs, d’autant plus qu’étant donné qu’ils sont des garçons, ils doivent changer d’activité chaque huit minutes. Mais quand nous arrivons (au Québec), ils voient la nature. Ils veulent grimper dans les arbres... Ils jouent dehors toute la journée.»

Quant à René-Charles, 16 ans, il peut maintenant conduire, chose qui stresse passablement la chanteuse. «Ça m’effraie beaucoup, a-t-elle avoué au micro. Mais quand il m’appelle pour me dire qu’il est à la maison, que tout est beau et qu’il s’en va au lit, je suis OK.»

Des fans dévoués

Certains fans avaient attendu sur le trottoir pendant plus de 24 heures pour s’assurer de pouvoir rencontrer Céline Dion. C’était le cas d’Annick, 38 ans, et Mario, 39 ans. Premiers en ligne, ces deux Montréalais étaient arrivés mardi à 10 h 15. L’attente n’avait pas été de tout repos, surtout durant l’orage qui a frappé la métropole. «On n’a pas dormi, a raconté Annick. On est super émotifs !»

Quelques inconditionnels avaient parcouru plusieurs kilomètres pour espérer assister au lancement. Parmi la foule sur Sainte-Catherine, on trouvait des fans du Texas, de Floride et même de France.

Une collection de 200 articles

C’est une collection de 200 sacs à main et accessoires que Céline Dion a lancée hier à Montréal. Au Québec, ces articles sont offerts chez Browns, Simons et chez plusieurs détaillants indépendants. Leur prix oscille entre 78 $ et 2000 $.

On trouve trois types de sacs à main : synthétiques (98 $ à 200 $), en cuir (200 $ à 600 $) et haut de gamme (800 à 2000 $). Conçus en partie au Québec, ils sont tous embossés d’une onde sonore qui agit en quelque sorte comme certificat d’authenticité.

La collection comprend également des porte-monnaie, des porte-cartes et des valises.

Vice-présidente au développement chez Groupe Bugatti, l’entreprise québécoise derrière la collection Céline Dion, Johanne Boivin indique qu’il s’agit du point de départ d’une marque lifestyle qui devrait grandir au cours des années à venir. Mme Boivin travaille déjà au contenu des collections printemps 2018 et automne 2018.

Collection semi-classique

Mme Boivin décrit cette première collection de «semi-classique». Les suivantes pourraient oser davantage puisque Céline Dion fait elle-même preuve de plus en plus d’audace côté vestimentaire. «On va s’adapter à ses nouveaux looks, indique la designer. Je trouve ça extraordinaire qu’elle puisse vivre sa passion de fashionista à fond.»

Fait à signaler, tous les profits des ventes réalisées lors du lancement ont été versés à la Fondation CHU Sainte-Justine, dont Céline Dion est marraine honoraire depuis 2002.

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