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Une Québécoise défie l'ouragan Harvey

TVA Nouvelles 

L’ouragan Harvey devrait toucher terre vendredi soir ou samedi au petit matin. Si ce dernier s’annonce dévastateur, certains résidents font tout de même le choix de rester dans leur maison, c’est cette option que prendra Julie Lesage une Québécoise qui habite en banlieue de Houston au Texas.

«Les orages ont commencé très tôt ce matin, j’ai l’impression que ça va continuer comme ça toute la journée. Pour l’instant, il n’y a pas trop de vent, mais dans la soirée c’est là qu’il devrait y en avoir plus», raconte Julie Lesage.

Si Julie Lesage semble plutôt calme, c’est parce que c’est le troisième ouragan pour lequel elle se prépare.

«Pas très longtemps après Katrina en Nouvelle-Orléans, nous avons eu Rita ici. C’était un ouragan qui était dans le golfe du Mexique et qui en était un de catégorie 5, alors c’était très épeurant. Finalement, il a passé à côté de Houston et nous n’avons rien eu. C’est cette fois-là, nous avions évacué et nous étions restés pris dans le trafic pendant des heures dans une grande chaleur», se souvient-elle.

Lors d’un deuxième ouragan en 2008, elle avait fait le choix de rester chez elle.

«Nous avions eu beaucoup de dommages sur notre maison, mais en restant sur place, nous pouvions aider immédiatement à réparer les dégâts. Cette fois-ci, nous souhaitons également rester pour pouvoir agir sur le coup s’il se passe quelque chose», explique Julie Lesage.

Pour le moment, c’est le calme avant la tempête à Houston, mais l’ouragan Harvey pourrait passer de la catégorie 2 à la catégorie 3.

Les résidents craignent aussi les pluies diluviennes qui sont à venir. Il est question de 500 à 900 millimètres d’eau qui devrait s’abattre sur les régions de Houston et de San Antonio.

«Il y a vraiment deux comportements. Il y a ceux qui paniquent et il y a ceux qui ne font rien et que pour eux ça semble être une journée comme les autres. Les anciens d’ici, qui en ont vu d’autres dans le passé, ils ont l’impression que ça ne sera pas si pire, mais les nouveaux arrivants c’est des gens qui n’ont jamais connu ça et plusieurs se demandent s’ils doivent rester ou évacué», conclut-elle.

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