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Les étudiants de Rimouski boudent le transport en commun

TVA Nouvelles 

Quatre-vingt-dix-neuf pour cent des étudiants de l'Université du Québec à Rimouski boudent le transport en commun.

C'est ce que révèlent les résultats d'un sondage effectué par l'UTILE (Unité de Travail pour l'implantation de logement étudiant), une entreprise de développement social. TVA Nouvelles a obtenu les résultats avant sa publication prévue vendredi.

À Rimouski, les étudiants préféreraient circuler à pied ou encore à vélo plutôt que d'utiliser le transport en commun. 71,8 % d’entre eux marchent pour se rendre à leurs cours, soit la plus haute proportion en province. Pour ce qui est du vélo, c’est dans une proportion de 27,3 % que les étudiants l’utilisent, ce qui place Rimouski encore une fois en tête de peloton dans la province.

Il faut toutefois prendre ces données avec un grain de sel, puisque le sondage a été effectué auprès d’étudiants appelés à commenter leurs déplacements au printemps, à l’été et à l’automne. À noter aussi que les étudiants internationaux et les étudiants québécois provenant de l’extérieur de la région privilégient habituellement les résidences étudiantes, situées tout près de leur établissement d’enseignement.

Malgré tout, le sondage place Rimouski comme l’une des villes où le transport en commun est le moins utilisé par les étudiants au Québec.

Pour certains, c’est le prix qui rebute.

«La tarification est trop élevée. C’est l’un des services d’autobus les plus chers au Québec. Le système de desserte n’est pas favorable pour nous. Le système en étoile que l’on proposait n’a pas été écouté par la ville. Ça aurait réduit les temps de déplacements. Et il y a plusieurs aspects techniques. Nous, on a déposé une pétition pour demander des supports à vélo» explique Michel Dubé, du comité Action populaire Rimouski-Neigette.

Une simple tournée dans les rues auprès des étudiants et des chauffeurs de taxi permet de confirmer la mauvaise impression du transport en commun au sein de la population:

-«On n’est pas à Québec et à Montréal, ou dans les grands centres, où ça passe aux 15 minutes.»

-«Je vois régulièrement des autobus qui sont vides.»

-«Même si c’est bien indiqué, j’ai tendance à appeler un taxi. [...] C’est plus simple: on appelle au numéro, il arrive et voilà!»

-«Moi j’habite aux résidences, donc à pied, c’est 2 minutes. Je n’ai pas besoin de transport en commun.»

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