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Scandale de Norbourg: Alain Laforest se souvient

TVA Nouvelles

Le 25 août 2005 éclatait le scandale Norbourg, un des plus importants scandales financiers du Canada.

Après des mois d'enquête, les policiers ont découvert une fraude de 130 millions $ impliquant 9 200 petits épargnants et Vincent Lacroix, fondateur et PDG de Norbourg, était arrêté.

«Norbourg, ça a été un réveil brutal pour les Québécois», a confié le journaliste Alain Laforest, à l'occasion des 20 ans de la chaîne LCN.

«Les gens ont pris conscience qu'on ne pouvait plus faire confiance aveuglément aux conseillers financiers», a ajouté le journaliste. «Si tout le monde avait fait son travail, ça ne serait pas arrivé», a soutenu Alain Laforest.

Vincent Lacroix a été reconnu coupable de plus de 200 chefs d'accusation, en 2007 et en 2009, et il a été condamné à une peine d'emprisonnement totale de 18 ans. Il a pu être libéré au sixième de sa peine.

Pour Alain Laforest, la saga judiciaire entourant le scandale Norbourg reste un moment marquant dans l'histoire télévisuelle du Québec.

Sur les ondes de LCN, les téléspectateurs pouvaient voir en direct Lacroix, «l'homme le plus détesté du Québec, arriver au palais de justice. «Tous les matins, en direct à LCN, durant le procès pénal, on marchait avec Vincent Lacroix pour lui poser des questions sur ce qui s'était passé la veille». «Des moments de télévision», de dire Alain Laforest.

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Au terme d'un procès pénal, deux procès criminels et d'une multitude de recours contre des institutions qui ont décidé de régler hors cours, la quasi-totalité de l'argent dérobé par Lacroix et ses acolytes a été récupéré.

Les gens floués par Lacroix, ce sont «des gens qui étaient prêts à prendre leur retraite et qui ont été obligés de retourner au travail parce qu'ils n'avaient plus d'argent», a expliqué M. Laforest.

Avec Norbourg, les Québécois ont appris «qu'il fallait faire plus attention et poser plus de questions», a précisé le journaliste.

En liberté conditionnelle depuis février 2014, la Commission des libérations conditionnelles a décidé, en 2015, de prolonger d'un an les travaux communautaires que Vincent Lacroix doit effectuer parce qu'elle considère que les remords et l'empathie ne sont pas en avant-plan de son discours.

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Lacroix doit respecter plusieurs conditions de libération jusqu'à la fin de l'ensemble de sa peine, en 2026. En plus de faire du bénévolat, l'ex-président de Norbourg n'a pas le droit d'œuvrer dans le domaine de la finance, que ce soit de façon rémunérée ou bénévole.

Il doit également patienter pas moins de 10 ans avant d'être libéré de sa faillite de 190 millions $.

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