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La guerre des motards: Jean-François Guérin se souvient

TVA Nouvelles

Lorsque Jean-François Guérin a commencé à être attitré à la couverture des faits divers, la guerre des motards faisait déjà rage depuis trois ans, au Québec.

Vingt années plus tard, le journaliste se souvient encore de la rapidité avec laquelle se déroulaient les événements qui ont marqué la province.

«Chaque semaine, un nouveau chapitre s'écrivait. On savait qu'il y aurait une réplique, qu'une bombe allait sauter quelque part, que quelqu'un allait se faire tirer dessus. [...] On sentait vraiment que ces criminels en menaient large.»

«C'était la période du procès de Maurice Boucher où il avait dans le monde criminel une aura. Il était super puissant, on le sentait. Je me rappelle de sa sortie à la fin du premier procès au palais de justice de Montréal alors qu'il était sorti par la grande porte. Je me rappelle de l'avoir croisé dans certaines démarches judiciaires et, vraiment, on sentait qu'il était en contrôle de la situation», raconte Jean-François Guérin.

Le journaliste explique notamment avoir été touché par la mort de gens qui n'étaient pas impliqués dans le conflit opposant les deux clans de motards.

«Ce qui m'a particulièrement touché dans la guerre des motards, ce sont les victimes innocentes, à commencer par Daniel Desrochers dont la mort a inspiré la fameuse loi antigang votée au milieu des années 90», conclut-il.

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