/regional/quebec/quebec

Jusqu’à 1,4 M$ pour réparer le clocher de l’église Saint-Sauveur

Dominique Lelièvre | Agence QMI

 - Agence QMI

Il pourrait en coûter jusqu’à 1,4 million $ pour le démantèlement, la réparation et la réinstallation du clocher de l’église Saint-Sauveur, qui, si tout va bien, retrouvera sa silhouette au printemps prochain.

C’est du moins ce qu’a estimé l’architecte Gilles Duchesneau, qui a le premier remarqué que quelque chose n’allait pas au sommet du bâtiment patrimonial, en début de semaine.

«On était informé qu’il y avait des problèmes à l’intérieur du clocher aux environs du 5 juin, mais à ce moment, le clocher était parfaitement droit», a-t-il raconté jeudi en faisant le point avec l’abbé Jean Picher. Tous les deux avaient, au départ, prévu de corriger la situation en 2018.

Toutefois, lundi dernier, la situation s’était visiblement détériorée. «En l’espace d’un mois et demi, [le clocher] a penché d’à peu près 10 degrés, alors on ne pouvait pas laisser ça comme ça», a affirmé M. Duchesneau. Après discussions avec l’ingénieur et le curé, l’alerte a été donnée aux autorités pour sécuriser les lieux.

Le clocher sera retiré

Une opération d’envergure a débuté jeudi matin pour sauver le clocher de l’église. La pièce architecturale sera d’abord stabilisée, puis retirée pour être solidifiée.

Vendredi matin, des câbles d’acier reliés à des blocs de béton seront installés pour s’assurer que la pièce ne peut plus bouger, a expliqué le curé Jean Picher. «C’est facile à dire, mais à cette hauteur-là, c’est compliqué», a-t-il mentionné.

Par la suite, elle sera carrément retirée. «Il y aura démontage, rénovation et remise en place» du clocher, a affirmé le porte-parole de l’Église Catholique de Québec, Jasmin Lemieux-Lefebvre.

Selon l’architecte Gilles Duchesneau, il pourrait en coûter entre 500 000 $ et 600 000 $ seulement pour démanteler et réparer le clocher, sans compter un autre 800 000 $ pour le remettre en place.

La paroisse a reçu il y a peu de temps une subvention de 100 000 $ du Conseil du patrimoine religieux pour faire la réfection de son église. Mais devant la facture salée qui s’annonce avec cet imprévu, l’abbé Jean Picher entend aller cogner aux portes de la Ville de Québec et du gouvernement provincial. Les paroissiens et la population seront aussi sollicités.

Soulagement

Le curé s’est montré soulagé de ce développement rapide. Selon lui, les lieux seront entièrement sécurisés à la fin de la journée de jeudi.

«L’événement en lui-même est une tristesse, c’est-à-dire que le clocher est en danger, mais c’est un soulagement de savoir que normalement, à la fin de la journée, il n’y aura plus de danger qu’il tombe», a indiqué M. Picher.

Dans la même catégorie