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Printemps érable: Sophie Thibault se souvient

TVA Nouvelles

En 2012, de février à septembre, des centaines de milliers d'étudiants ont envahi les rues du Québec pour manifester contre la hausse des frais de scolarité.

Chaque soir, Sophie Thibault et son équipe surveillaient les manifestations étudiantes et les «concerts de casseroles».

«Ça a été un mouvement social incroyable, quelque chose d'historique. On n'avait jamais vu ça au Québec ou au Canada», a lancé la chef d'antenne à l'occasion des 20 ans de la chaîne LCN.

Pendant des semaines, tant le jour que le soir, dans les grandes villes et partout à travers le Québec, des manifestations s'organisaient. Si les grands rassemblements se sont déroulés dans le calme, de nombreuses manifestations nocturnes ont rapidement tourné au vinaigre.

«Il y a eu énormément d'épisodes de violence. Ça a éclaté. C'est une violence à laquelle les Québécois n'étaient pas, et ne sont pas, habitués», a précisé Sophie Thibault.

Le chef d'antenne dit avoir eu peur pour tout le monde lors des manifestations, tant les étudiants que les policiers et les journalistes qui couvraient les événements.

«C'est étonnant qu'il n'y ait pas eu de morts. Ailleurs qu'au Québec, le sang aurait coulé davantage», croit Sophie Thibault.

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