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Le pétrole, affecté par Harvey, termine sur une petite hausse

Le pétrole coté à New York a terminé en légère hausse vendredi à l'issue d'une semaine marquée par les interrogations sur l'impact de l'ouragan Harvey sur les puits d'extraction, raffineries et oléoducs de la côte texane.

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en octobre, la référence américaine, a gagné 6 cents par rapport à la clôture de la veille pour terminer à 47,29 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

«La principale préoccupation reste de savoir combien de temps les raffineries situées le long de la côte du Golfe du Mexique vont être fermées, combien de temps la demande pour le pétrole brut va encore être affectée», a avancé Gene McGillian de Tradition Energy.

«On aura sûrement plus d'informations après le week-end», prolongé par un jour férié lundi aux États-Unis, et les investisseurs ont limité leurs échanges vendredi, a-t-il indiqué.

«Le marché est en train de ré-estimer sa réaction initiale à la fermeture de nombreuses raffineries dans le sillage d'Harvey», a aussi estimé Bart Melek de TD Securities.

«Il semblerait (qu'elles) ne soient pas autant endommagées qu'après l'ouragan Katrina par exemple», a-t-il souligné.

Selon un relevé du Département américain de l'Énergie effectué vendredi matin, dix raffineries de la région étaient encore fermées. Mais quatre raffineries opéraient partiellement au lieu de deux la veille.

Les investisseurs surveillent également la réouverture des ports de la côte, s'interrogeant sur leurs capacités à accueillir de nouveau les cargos pétroliers, et celles des oléoducs ayant dû ralentir leur activité faute d'essence pour remplir les tuyaux.

«On s'attendait à ce que les stocks de brut gonflent au cours des prochaines semaines, ce qui ne sera peut-être pas le cas», a noté M. Melek.

L'administration a aussi tenté d'intervenir «pour éviter les pénuries d'essence et tenter de calmer l'envolée des prix» en autorisant l'utilisation des réserves stratégiques de pétrole et en assouplissant temporairement les normes sur la composition du carburant, a indiqué Phil Flynn de Price Futures Group.

Le gallon d'essence (3,8 litres) pour livraison en octobre échangé sur le marché new-yorkais, qui avait bondi jeudi, se repliait vendredi de 1,75% à 1,7480 dollar.

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