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Le temps frais s’installe pour de bon

Agence QMI 

Daniel Mallard/Agence QMI

Le temps frais des derniers jours signe la fin d’un été particulièrement pluvieux dans le sud du Québec, selon des météorologues qui prévoient des températures sous les normales jusqu’à l’arrivée de l’automne.

Depuis le 23 août, les températures dans la région de Montréal sont en dessous des normales de saison, indique le météorologue à Environnement Canada Maxime Desharnais.

«C’est quelque chose de normal l’été en Abitibi, par exemple, d’avoir des nuits où il fait sept degrés, mais à Montréal, c’est assez inusité», explique-t-il.

Alors que la température maximale moyenne pour un mois d’août est de 23 °C, le mercure des derniers jours a été de 3° ou 4° sous ce chiffre, indique son homologue chez MétéoMédia, Farah Benoît.

Les deux premières semaines de septembre devraient aussi être marquées par du temps plus frais que la normale avec quelques exceptions ici et là, ajoute-t-elle.

«Lundi [demain] et mardi, ce devrait être plus chaud, mais sinon les températures pour le restant du mois devraient être assez fraîches avec quelques exceptions», explique Mme Benoît.

Cette situation s’explique par la présence d’une importante masse d’air froid descendue de l’Arctique qui persiste au-dessus de la région de Montréal.

«Avec les courants-jets qui sont passés sous le Québec, un front froid en provenance de l’Arctique a pu descendre et s’installer au-dessus du sud de la province», dit Farah Benoît.

Peu d’humidité

Et l’impression de plusieurs selon laquelle les derniers jours ont été particulièrement froids est entièrement vraie, d’après Mme Benoît.

«On a du temps très sec, donc la température ressentie n’augmente pas puisqu’on n’a pas d’humidité», indique-t-elle.

L’automne s’installera donc tranquillement et la température maximum ne devrait pas dépasser 18 °C en moyenne d’ici la mi-septembre, selon les données de MétéoMédia.

Les Montréalais ont aussi encore plusieurs semaines devant eux avant de subir le premier gel puisqu’en moyenne celui-ci se produit entre les 8 et 19 octobre, toujours d’après les météorologues de MétéoMédia.

Épargné par Harvey

La présence de cette masse d’air froid aura eu au moins un point positif puisqu’elle a apporté du temps ensoleillé et aura évité aux Québécois de subir les précipitations causées par l’ouragan Harvey, qui a sévi au Texas.

«C’est une masse d’air qui a pris son temps, qui ne s’est pas beaucoup déplacée, et ça a servi de blocage pour Harvey», explique Maxime Desharnais.

Concernant le temps froid qui persiste au Québec, il est difficile d’établir un lien avec les perturbations du climat entraînées par le réchauffement de la planète, croit-il.

Mais les prévisions à long terme indiquent que les masses d’air vont se déplacer de plus en plus lentement, ce qui pourrait provoquer d’autres phénomènes comme Harvey, conclut Maxime Desharnais.

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