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Affronter le présumé meurtrier de sa fille

TVA Nouvelles

Les cinq prochaines semaines seront difficiles pour les parents de Clémence Beaulieu-Patry qui ont choisi d’assister au procès de Randy Tshilumba, accusé du meurtre prémédité de leur fille unique de 20 ans.

«Ça a été un été plutôt infernal. Les gens se plaignaient de la mauvaise météo, mais nous, on se préparait avec nos familles et nos thérapeutes [au procès]. Ce que l’on veut voir, ce que l’on veut ne pas voir. Il faut se respecter beaucoup», a expliqué la mère de Clémence, Nathalie Beaulieu, à Jean-François Guérin.

La souffrance, le couple Beaulieu-Patry y a été plongé quand leur fille a été poignardée dans un Maxi de Montréal en avril 2016.

«On veut obtenir justice pour Clémence, elle n’est plus là pour se défendre. La machine judiciaire pour nous qui ne connaissons pas ça, c’est énorme. Les victimes n’ont pas beaucoup leur place, car tout sera centré sur l’assassin. Certaines familles préfèrent ne pas y être, nous ça allait de soi», poursuit Mme Beaulieu.

Les parents de la jeune femme se sont rendus au tribunal la semaine dernière lors du choix des jurés qui auront à décider du sort du présumé meurtrier de leur fille.

«C’était très difficile émotionnellement. C’est la première fois que l’on voyait l’accusé. Le meurtre, tout ce que l’on a vécu au début, on le revit», laisse tomber le père de Clémence, Luc Patry.

Randy Tshilumba, 21 ans, est accusé du meurtre prémédité de la jeune femme. Son procès commencera finalement vendredi au palais de justice de Montréal.