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Assassinat d’un proche: faut-il soutenir financièrement les familles qui assistent à un procès?

Agence QMI

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Un organisme qui défend les droits des victimes d’actes criminels demande au gouvernement qu’une contribution monétaire soit versée aux familles assistant au procès du présumé assassin de leur proche.

«Suite à un homicide, les proches de la victime s’appauvrissent financièrement, car ils doivent assumer tous les frais, et ce sans compter la perte de revenu relié à l’absence au travail qui prend souvent plusieurs mois voire jusqu’à un ou deux ans, si tout se passe bien», a expliqué l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFPAD), par communiqué, jeudi.

Le regroupement a donné comme exemple le cas de Clémence Beaulieu-Patry, cette femme assassinée le 10 avril 2016 sur son lieu de travail. Le procès de son présumé assassin commence vendredi.

«Bien que ce besoin soit légitime, plusieurs familles ne peuvent malheureusement pas assister au procès pour des raisons financières. Dans plusieurs cas, les personnes sont trop éloignées de l’endroit où a lieu le procès», a indiqué Nancy Roy, directrice générale de l’AFPAD.

«Le choix est souvent déchirant et la famille se retrouve sans réponse à ses nombreuses questions», a-t-elle ajouté.