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Les vents d’Irma comparables à une tornade de force 4

Agence QMI

La fréquence des ouragans n’a pas forcément varié au cours des dernières décennies, mais ils sont de plus en plus intenses avec des dommages considérables.

L’ouragan Irma qui se maintien en catégorie 5, le maximum sur l’échelle d’intensité, est l’un des plus puissants jamais enregistrés. Le centre américain des ouragans (NHC) le considère comme «un ouragan extrêmement dangereux».

«Ce que l’on observe, c’est que la puissance des ouragans augmente partout depuis une trentaine d’années», a dit le météorologue Gilles Brien, à TVA Nouvelles.

«Il n’y a pas nécessairement une augmentation du nombre d’ouragans, mais une hausse des coûts et des dommages causés par les ouragans.»

Il a donné l’exemple d’Irma qui pourrait atteindre la côte est de la Floride, une zone densément peuplée, dans la nuit de samedi à dimanche. Le centre de l’ouragan va se trouver juste au sud de Miami, en longeant la côte est avec des vents très forts. «Aucune structure ne peut supporter [de tels vents]», a dit M. Brien, qui les a comparés à ceux produits par une tornade.

La puissance des ouragans a augmenté de 70 % depuis une trentaine d’années, a expliqué M. Brien. Conséquence : «il y a des vents puissants comme on a jamais vu, des vents qui se maintiennent à 300 km/h».

«C’est historique et c’est conforme aux prévisions des experts [qui mettent en cause les changements climatiques]», a ajouté le météorologue.

Jeudi, bien qu’Irma s’affaiblissait un peu, les vents restaient toutefois «destructeurs» avec des vitesses de 175 milles par heure (280 km/h), a souligné Gilles Brien s’appuyant sur les derniers relevés météorologiques.

La présence de trois ouragans (Irma, José et Katia) actifs en même temps n’est cependant pas une première. «On en a déjà eu en 2010», a-t-il dit.

«Ce qui est particulier, c’est la puissance des vents qui se maintient aussi fort», a-t-il précisé.