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Pas le choix de partir de Miami, dit un Québécois

Agence QMI

Jean-Jean Pelletier, un entrepreneur québécois qui habite le centre-ville de Miami, va faire comme plusieurs habitants du sud de la Floride : il va se sauver de l’ouragan Irma.

Il aurait peut-être souhaité rester, mais il a d’abord pensé à son fils de sept ans. C’est ce l’a décidé à boucler ses valises.

«Le gouvernement a peur, l’armée a peur, tout le monde a peur. Un ouragan de catégorie 4, il faut faire attention», a-t-il dit en entrevue sur son téléphone, jeudi après-midi, sur les ondes de LCN.

«Il n’y a plus d’essence, presque plus d’eau, l’autoroute 95 est un stationnement», a-t-il mentionné pour illustrer dans l’atmosphère qui règne dans la région.

Alors qu’il se trouvait toujours dans le centre-ville de Miami, jeudi après-midi, il a indiqué que tous les magasins étaient fermés et barricadés. «Ce n’est pas drôle, les gens ont peur et l’armée est là», a-t-il indiqué.

M. Pelletier se souvient de l’ouragan Katrina qui, avant d’aller faire un désastre à La Nouvelle-Orléans en 2005, s’était frayé un chemin à travers la Floride, semant la dévastation même s’il n’était alors que de catégorie 1.

Irma pourrait être de catégorie 3 quand il frappera la péninsule floridienne.

«J’ai connu Katrina. À l’époque, je vivais à South Beach et des palmiers volaient dans les airs, alors les gens sont nerveux», a-t-il dit.

Une économie florissante

Selon M. Pelletier, qui est établi en Floride depuis 15 ans, des investissements de 10 milliards $ US ont été effectués ces dernières années dans la région de Miami. «C’est comme à Dubaï», a-t-il dit pour parler des gratte-ciel, qui sont réputés être résistants à de forts vents.

Mais il a encore en mémoire Katrina. «Toutes les fenêtres avaient éclaté sur le côté d’un édifice, donc il faut faire attention», s’est-il souvenu.

«Nous vivons dans des édifices qui sont extraordinaires, qui sont protégés, mais nous avons eu l’ordre d’évacuer», a-t-il poursuivi.

Il semble que l’achalandage dans les aéroports ait fait exploser les billets d’avion, du moins si on en croit M. Pelletier. «J’ai passé la nuit debout pour essayer de trouver des billets d’avion pour partir», a dit M. Pelletier. «C’était 3000 $ par billet cette nuit pour aller à Montréal et il n’y en a plus maintenant.»

M. Pelletier et son fils se rendront chez des membres de leur famille à Jacksonville, dans le nord de la Floride, d’où ils espèrent ensuite pouvoir louer une voiture à destination d’Atlanta, loin de la tempête.

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