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Les six députés de l’Assemblée nationale ont pu quitter Haïti

Pascal Dugas Bourdon

 - Agence QMI

Ils ont eu chaud, mais les six députés de l’Assemblée nationale coincés à Haïti, jeudi, en raison de l’ouragan Irma, ont finalement pu quitter la perle des Antilles en fin d’après-midi.

«Il semble que ce soit le dernier vol de la journée. L’Assemblée nationale a mis à notre disposition des véhicules tout-terrains pour se rendre à l’aéroport», a expliqué par téléphone le président de l’Assemblée nationale, Jacques Chagnon, moins de deux heures avant son départ vers Atlanta.

En raison d’«un peu de confusion», les députés ont d’abord cru qu’ils devaient passer la nuit de jeudi à vendredi à Port-au-Prince, une situation qui a toutefois évolué en début d’après-midi, jeudi.

«L’ambassade [du Canada] nous disait qu’ils fermaient l’aéroport, mais il semble qu’il y a encore quelques vols qui fonctionnent», a indiqué M. Chagnon.

«On n’est pas en danger, et le moral est bon pour tout le monde», a-t-il précisé.

Les élus devaient au départ prendre un vol d’Air Canada jeudi après-midi, mais il a été annulé, car l’avion n’a jamais quitté Montréal.

Préparatifs

La députée péquiste Diane Lamarre, qui a également participé à la mission, a reconnu qu’une certaine fébrilité était dans l’air à Port-au-Prince.

«On voit quand même, à Port-au-Prince, que les gens font un peu de préparatifs. Mais l’ouragan, pour l’instant, passe à 130 kilomètres au nord d’Haïti, donc on espère vraiment que le pays va être épargné, ou le moins touché possible», a dit Diane Lamarre, en entrevue à l’Agence QMI, jeudi matin.

Le député caquiste Benoît Charrette a lui aussi indiqué que Port-au-Prince devrait éviter le pire.

«On a craint le pire jusqu’à hier (mercredi), mais la trajectoire a changé. Les côtes nord du pays risquent d’être frappées, non pas par l’œil de l’ouragan, mais par de fortes pluies», a-t-il indiqué à TVA Nouvelles, quelques heures avant son départ

Mission perturbée

Le passage éventuel de l’ouragan de catégorie 5 était déjà venu perturber la mission de «coopération parlementaire» qu’étaient venus remplir les élus. Ils n’avaient notamment pas été en mesure de rencontrer le président haïtien, Jovenel Moïse, «parce qu’il s’affairait aux préparatifs [liés à l’ouragan]», a indiqué Mme Lamarre.

Outre Diane Lamarre, Jacques Chagnon et Benoît Charrette, le péquiste Dave Turcotte et les libéraux Saul Polo et Jean Rousselle étaient du voyage.

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