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«Des pillages réalisés juste devant mes yeux», dit une ministre française

Agence France-Presse 

La ministre française des outre-mer Annick Girardin a évoqué jeudi soir des «pillages» qui se sont produits sous ses yeux lors d'une journée de reconnaissance à Saint-Martin et Saint-Barthélemy après le passage de l'ouragan Irma.

Le bilan humain sur ces deux îles ravagées par le cyclone restait confus vendredi matin. La ministre a réitéré le chiffre de 8 morts, alors que le premier ministre français Édouard Philippe l'avait revu à 4 jeudi.

«Le bilan humain est plus important que 4, nous étions à 8 tout à l'heure et les recherches continuent puisqu'il y a quelques disparus donc il faut pouvoir tourner encore sur l'île», a indiqué Mme Girardin, lors d'un point-presse à l'hôpital universitaire de Pointe-à-Pitre sur l'île française de Guadeloupe, base arrière des secours.

Interrogée plus tard sur la chaîne BFMTV, la ministre est restée plus évasive. Elle a simplement indiqué qu»'un certain nombre de personnes sont portées disparues».

La ministre a ensuite évoqué «des pillages réalisés juste devant mes yeux». «Ça prenait plusieurs formes», a-t-elle ajouté.

Plusieurs témoignages recueillis sur place ont déjà fait état de pillage de magasins après l'ouragan. Des photos de l'AFP montrent également plusieurs personnes en train de dévaliser un petit commerce à Quartier-d'Orléans à Saint-Martin.

Des pillages ont également été signalés dans la partie néerlandaise de l'île, a confirmé le ministre néerlandais de l'Intérieur Ronald Plasterk qui a ajouté que des soldats étaient sur place pour rétablir l'ordre.

Un témoin, cité par le quotidien Algemeen Dagblad (AD), a évoqué «des gens armés de revolvers et de machettes dans la rue». «La situation est très grave. Personne n'est en charge», a-t-il ajouté.

Mme Girardin a décrit «une grande tristesse et une grande inquiétude» à Saint-Martin et Saint-Barth. «Tout est détruit», a-t-elle dit.

«La plus grande urgence c'est la question de la santé, de l'arrivée de l'eau et de nos capacités alimentaires qui vont arriver et puis la deuxième c'est l'ordre public», a-t-elle dit, précisant que 400 gendarmes sont envoyés sur zone pour «prendre le relais de ceux qui ont vécu comme les autres le cyclone».

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