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Il fuit le secteur de Hollywood jusqu'à Jacksonville, en Floride

TVA Nouvelles et Agence QMI

Martin Clavet-Bédard, un homme d’affaires québécois qui exploite un motel et des maisons à louer pour les touristes avec son frère dans le secteur de Hollywood, en Floride, ne cache pas son angoisse à la veille de l’arrivée de l’ouragan Irma.

«On a très peur, on s’est séparés en deux équipes, a-t-il raconté en entrevue avec LCN. Mon frère Richard est resté à Hollywood et moi je suis parti dans les dernières heures vers le nord, on est dépassés Jacksonville. Je suis avec d’autres employés présentement.»

Selon lui, la plupart des gens ont évacué les lieux et les Québécois qu’ils comptent parmi ses clients sont déjà rentrés dans la Belle Province.

«Il nous reste les clients habituels, des travailleurs de la construction qui sont là huit mois par année», a-t-il indiqué, en précisant qu’ils sont bien barricadés et qu’ils ont pour consigne de se protéger avec des matelas et de ne pas ouvrir la porte de leur chambre au plus fort de la tempête.

Les autoroutes prises d’assaut

On savait déjà que des centaines de milliers de personnes fuient vers le nord, la seule direction possible dans cet État en forme de péninsule qui compte 21 millions d’habitants.

«Tout le monde se dirige, à part ceux qui ont évacué déjà par avion, sur les deux seules artères que sont l’autoroute 95 et le Turnpike (NDLR, une voie rapide à péage), a-t-il dit. Tout le monde se dirige vers le nord, les problèmes d’essence qu’on avait sont rendus dans le nord. [...] Il se consomme chaque jour, en essence, le long de la 95, l’équivalent de ce qui se consomme habituellement en une semaine. Alors présentement, ça avance à 15-20 miles à l’heure vers le nord.»

Pleine lune et marées hautes

«C’est très paniquant», a poursuivi M. Clavet-Bédard, bien au fait qu’Irma est un ouragan monstre qui risque de faire un maximum de dégâts ce week-end, dans le secteur de Miami, puis en début de semaine alors que la tempête se frayera un chemin dans les terres.

«Avec la pleine lune et le fait que les marées sont hautes, imaginez les vents qui vont se mettre à travers ça», a-t-il indiqué.

Il est toutefois rassuré parce qu’à la suite du passage de l’ouragan Andrew, en 1992, l’un des plus dévastateurs à ce jour en Floride, le code du bâtiment avait été revu pour rendre les maisons plus sécuritaires le long de la mer.

«C’est quand même très paniquant, car quand on monte vers le nord on voit des convois de camions d’électricité qui s’amène en sens inverse pour remettre l’électricité une fois que l’ouragan va être passé», a-t-il témoigné.

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