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«On va se faire frapper et ça va faire très mal»

TVA Nouvelles

Notre envoyé spécial en Floride, Jean-François Guérin, constate que ce matin à Miami, c’est le calme avant la tempête. Le soleil brille, il fait  beau et chaud, mais l’ouragan Irma, rétrogradé en catégorie 4, fonce toujours sur les États-Unis.

«Il ne faut pas se méprendre, c’est un très fort ouragan. On va se faire frapper et ça va faire très mal», explique le reporter de TVA Nouvelles qui se trouvait en ce moment à une quinzaine de kilomètres de la mer.

«Ça va commencer à sentir l’ouragan demain après-midi, mais déjà ce soir, il y aura des vents de tempête tropicale qui pourraient atteindre 100 km/h sur Miami. De ce soir à dimanche soir, c’est là que tout va se jouer», ajoute Jean-François Guérin.

L’hôtel où loge notre journaliste est construit pour résister aux ouragans. «Notre hôtel est construit en béton, les fenêtres sont résistantes aux ouragans, donc il reste ouvert même quand Irma va se déchaîner», dit-il.

Les Floridiens se préparent comme ils le peuvent à l’approche d’Irma. Les vagues violentes vont déferler sur South Beach et entrer dans les terres.

Plusieurs ont quitté, mais ceux qui restent font des provisions d’eau et de nourriture, d’essence pour les génératrices, car l’électricité manquera durant plusieurs jours, barricadent leur domicile et s’enfermeront chez eux avec leurs proches.

Avis pour les Québécois

Jean-François Guérin s’est entretenu avec des policiers de Miami rencontrés dans un supermarché. «Nous avons tenté de nous préparer au mieux. Nous sommes ici pour protéger notre communauté et nous sommes prêts», a souligné l’un d’eux.

«Dites à votre auditoire francophone de bien écouter les consignes d’évacuation, de les prendre au sérieux», a insisté le policier.

Notre envoyé spécial a aussi voulu savoir où en étaient les résidents dans l’achat de leurs vivres. «Ça va bien. On a déjà tout. Ce sont des extras au cas», explique une jeune résidente en montrant son panier d’épicerie rempli de bouteilles d’eau. «Nous ne sommes pas intéressés à évacuer. Nous allons rester à l’intérieur et attendre», ajoute-t-elle avec calme tout affirmant être capable de tenir durant trois semaines.

Des habitants de Miami n’ont pas tous les mêmes ressources. «Certains à qui j’ai parlé vivent dans des maisons mobiles, ne savent pas où aller, ils n’ont pas d’argent», fait savoir Jean-François Guérin qui rappelle que tous doivent être prudents, y compris lui-même.

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