/news/world

Quitter Cuba pour ramener leur bébé en lieu sûr

Dominique Lelièvre | Agence QMI 

Les femmes et les enfants d’abord : tel est le plan auquel s’est résigné, en catastrophe, un couple de Québécois en vacances à Cuba qui voulaient à tout prix rapatrier leur enfant de neuf mois en lieu sûr.

Voyez dans la vidéo ci-dessus l'appel à l'aide lancé par Gino Pascone sur Facebook jeudi.

En vacances à Cayo Coco depuis samedi, Ariane Dessureault et Gino Pascone voulaient à tout prix éviter d’affronter la tempête avec leur garçon.

La solution de leur compagnie aérienne, Sunwing, était loin de les enchanter. Selon Mme Dessureault, un représentant leur a proposé un transport par autocar à Varadero, un trajet de plusieurs heures, mais il ne pouvait leur garantir un vol de retour rapidement.

«J’ai paniqué. J’ai mon petit garçon de neuf mois avec moi, je n’ai presque pas de nourriture parce qu’il ne veut rien manger là-bas, et je me demandais ce qui allait se passer ensuite», a témoigné la jeune femme, quelques minutes après avoir atterri à Montréal.

Vendredi, le couple a finalement pris la décision de se séparer pour permettre à la conjointe et l’enfant de rentrer au Québec à leurs frais sur les ailes d’une autre compagnie aérienne. «On était avec un couple d’amis. Les deux hommes se sont sacrifiés pour l’enfant et ils nous ont laissés partir», soupire Mme Dessureault, qui assume ainsi une facture imprévue de 1600 $.

Celle-ci pointe du doigt les représentants de Sunwing pour leur gestion des événements. «Sunwing ne nous a jamais tenus au courant de rien», peste-t-elle.

«Venez nous chercher !»

Par ailleurs, un couple de jeunes mariés québécois en lune de miel sur la route d’Irma implore Ottawa de leur venir en aide.

«Venez nous chercher !», supplie Julie Séguin Pilon depuis les îles Turks-et-Caïcos, où l’ouragan était attendu dans la nuit. Le couple a remué ciel et terre pour quitter les Caraïbes avant le passage du monstre, en vain.

«On a appelé toutes les compagnies, même celles de jets privés. On était prêts à payer n’importe quel prix pour n’importe quelle destination tant qu’on sortait d’ici», souffle Mme Séguin Pilon, jointe au Club Med Turquoise.

L’aéroport local a fermé 24 heures avant l’arrivée d’Irma. «Je ne comprends pas qu’on nous ait laissés partir lundi, dit Mme Séguin Pilon. On n’était pas au courant des informations, on était dans les préparatifs de notre mariage.»

Du côté de l’ambassade, les autorités canadiennes les ont invités à s’inscrire sur la liste des Canadiens à l’étranger, qui permet à Ottawa de garder le contact avec eux.

— Avec la collaboration d’Anne Caroline Desplanques

Dans la même catégorie