/news/world

Le sort s’acharne sur une femme de Fort McMurray

Agence QMI 

Une Albertaine qui avait fui en mai 2016 le feu dévastateur de Fort McMurray, en Alberta, a de nouveau dû faire face à une évacuation chaotique, alors qu’elle en était à sa deuxième journée de vacances à Miami, en Floride, État sur lequel fonce le monstrueux ouragan Irma.

Christine Drul a indiqué à la station CHED 630 AM, basée à Edmonton, qu’elle était désespérée d’échapper à la menace d’Irma.

«Il n'y avait aucun mot à propos [d’Irma] avant de partir pour mon voyage», a raconté la résidente de Fort McMurray, qui a constaté deux jours après son arrivée à Miami que la nature menaçait de faire bien des ravages sur la péninsule.

«Alors j'ai appelé pour voir si je pouvais déplacer mon vol, mais il n'y en avait plus quittant la Floride. C'est alors que j’ai réalisé que cela devenait sérieux», a-t-elle relaté.

Aussi, elle a loué un véhicule et a conduit jusqu’à Atlanta, dans l’état voisin de la Géorgie, pour enfin se dénicher un siège à bord d’un avion. Cette virée de près de 1100 km ne s’est cependant pas faite sans angoisse, et la femme a raconté à la radio qu’elle avait vécu plus d’émotions fortes en fuyant la Floride qu’en échappant aux flammes ayant ravagé sa ville, l’an dernier, dans le nord de l’Alberta.

«C'était vraiment pire a partagé Mme Drul. J’étais en vacances à Miami et j'ai dû sortir de là pour conduire jusqu’à Atlanta. Je n'avais aucune idée de ce que je faisais. Au moins, à Fort McMurray, la conduite était un peu plus facile. Tout ce qu'il fallait faire, c’était de suivre la route.»

Rallier Atlanta à partir de Miami prend habituellement neuf heures, voire 10 heures pour les pieds moins pesants. Dans les conditions actuelles, avec des autoroutes bondées de Floridiens fuyant Irma, il lui en a fallu 15.

Elle est débarquée juste à temps à l’aéroport d’Atlanta, l’un des plus importants aux États-Unis, pour prendre un vol pour Seattle, puis un autre pour Edmonton. Elle est arrivée dans la capitale albertaine jeudi soir.

«J'avais hâte à ces vacances, ce fut une année difficile, a-t-elle illustré. Le feu, la perte d'emploi: J'étais impatiente de tomber en vacances et j'ai fini par fuir un ouragan de catégorie 5», a mentionné Mme Drul, qui espère tout de même déposer de nouveau ses valises en Floride.

Dans la même catégorie