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93 personnes coincées dans un «camp de réfugiés» aux Turks-et-Caicos

TVA Nouvelles

Ginette Lanoue de même que 92 autres clients sont coincés au Club Med des îles Turks-et-Caicos, endroit qu’elle a qualifié de «camp de réfugiés». Pourtant, un avion d’Air Canada apportant de l’aide humanitaire n'a pas pu décoller, dimanche matin.

Après plusieurs jours d’attente, on a annoncé à Ginette Lanoue et aux 92 autres clients prisonniers du Club Med depuis le passage de l’ouragan Irma qu’un avion pourrait les ramener à la maison.

Ils ont tous été transportés à l’aéroport local où on les a fait attendre pas moins de trois heures sous un soleil de plomb et une température avoisinant les 40-45 degrés.

C’était avant qu’on leur annonce que l’avion de 300 places d’Air Canada, ne pouvait pas repartir. 

On leur a dit que le gouvernement de Turks-et-Caicos n’autorisait aucun départ des îles, et ce, pour des raisons de sécurité.

«Ça n’a aucun sens. C’est épouvantable [...] Je ne repars pas avant samedi», a expliqué la Québécoise, excédée, sur les ondes de TVA Nouvelles.

Avec les 92 autres personnes, elle a donc été renvoyée au Club Med. Les clients du site de villégiature y sont depuis vendredi sans eau ni électricité.

«Ça ressemble à un camp de réfugiés ici», avoue Ginette Lanoue.

Comble de malheur, au moment de quitter pour prendre le vol d’Air Canada, certains clients ont fait dons de leurs vêtements, médicaments et cosmétiques afin de donner un petit coup de main à la population locale et l’aider à faire face à la catastrophe.

«Les gens n’ont plus d’argent, plus de vêtements. Ils sont revenus au Club et ils n’ont plus rien», explique celle qui est chef d’entreprise au Québec.

«C’est ridicule, on est pris ici, c’est comme si on avait été oubliés.»

Interrogée par TVA Nouvelles, la compagnie Air France a confirmé avoir «exploité aujourd'hui un vol spécial humanitaire pour y amener des électriciens» et qu'il était prévu de «ramener 95 Canadiens qui séjournaient dans des hôtels de Vacances Air Canada et du Club Med».

La porte-parole de la compagnie a ajouté: «Cependant, les autorités aéroportuaires et de l'aviation civile des Iles Turques-et-Caïques n'ont pas donné à Air Canada l'autorisation d'embarquer ces passagers qui attendaient à l'aéroport, et ce malgré l'information préalable qu'un tel vol nolisé serait autorisé».

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