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Des Québécois réfugiés dans leur résidence en Floride

Élisa Cloutier | Agence QMI

Armés de provisions et de bouteille d’eau pour «au moins cinq jours», des Québécois en Floride sont réfugiés dans leur résidence - certains sans électricité - pendant qu’Irma souffle à plus de 150 km/h dans le secteur de Fort Lauderdale.

Depuis 7h30 dimanche matin, Paul Bilodeau est privé de courant. «Il y a des arbres sur la route, des cocotiers tombés et des débris partout dans le chemin», a affirmé celui qui a affronté cinq ouragans depuis qu’il demeure en Floride en 1999.

Seul chez lui, il fait «la navette» à pied entre sa maison et celle de son amie, situé à quelques mètres. «Je m’assure que tout va bien, mes animaux sont chez moi, donc je vais les voir si tout est correct», a-t-il mentionné, alors qu’au moins cinq alertes de tornades ont été lancées depuis dimanche matin.

À Miami, Jasmine Boisvert-Pelletier s’est quant à elle fait réveiller très tôt dimanche matin par son chien, alerté par les forts vents. «Nous n’avons plus d’électricité depuis quelques heures. Nous avons encore des alertes de tornades, mais rien n’a encore affecté ma maison pour l’instant», a-t-elle indiqué au «Journal de Québec», avant de remettre son téléphone en mode veille, pour économiser sa batterie de téléphone cellulaire.

«On remercie le ciel»

Malgré tout, les Québécois joints par «Le Journal» admettent être soulagés de la trajectoire d’Irma qui, au cours des dernières heures, a dévié vers la côte ouest. «Les vents sont très intenses depuis ce matin, mais on remercie le ciel. Par contre, c’est très malheureux pour eux [sur la côte ouest]. J’ai des amis à Key West et je ne sais pas dans quelles conditions ils vont revoir leur maison», a indiqué Jacques Méthot, installé à Lauderdale Lake, à l’ouest de Fort Lauderdale.

Frappé par Irma depuis tôt dimanche matin, M. Méthot affirme que le pire devrait bientôt être derrière lui. «Nous sommes dans le pire là, les vents sont très très forts, mais je ne remarque pas d’édifices endommagés. Il y a des débris sur la route, mais rien de majeur pour le moment», a indiqué le résident de la Floride, qui a toujours le courant dans son condo, où il est le seul occupant.

«Tout le monde est parti se réfugier vers le nord», a affirmé celui qui a dû rester chez lui, en raison de son travail. Depuis l’ouragan Wilma, il a fondé sa propre compagnie de surveillance de condos pour des résidents étrangers, notamment lors d’ouragan.

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